Mali : l'armée combat les rebelles touareg dans le Nord

Des soldats maliens déployés à Gao, dans le nord du Mali, le 13 avril  2013.
Des soldats maliens déployés à Gao, dans le nord du Mali, le 13 avril  2013. (JOEL SAGET / AFP)

Les soldats maliens tentent de reprendre la ville de Kidal des mains du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA).

Bamako ne contrôle toujours pas le nord du Mali. L'armée malienne et les rebelles touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) s'affrontent, mercredi 5 juin, près de Kidal. L'armée entend reprendre ces jours-ci la ville, occupée depuis fin janvier par le MNLA, accusé de se livrer à une "épuration ethnique" contre ses habitants noirs. "Nos troupes ont eu des accrochages dans la zone d'Anefis, face à des bandits armés qui ont subi beaucoup de pertes en véhicules et en hommes", a déclaré le porte-parole de l'armée malienne.

"L'armée malienne a attaqué nos positions ce matin à Anefis, elle a décidé de régler la situation par la guerre, et le gouvernement malien assumera toutes les conséquences", a répliqué Mahamadou Djeri Maïga, vice-président du MNLA. "Nous n'avons jamais voulu régler la situation par la guerre mais, comme c'est ainsi, nous allons nous défendre jusqu'au bout", a-t-il ajouté, en demandant "une fois de plus au médiateur d'amener les autorités de Bamako à la raison".

Le vice-président du MNLA, qui a affirmé que l'armée malienne avait attaqué "à l'arme lourde", a ajouté que son mouvement allait demander à "toutes" ses unités "d'avancer sur toutes les positions de l'armée malienne dans le territoire de l'Azawad", le nom donné par la rébellion touareg au nord du Mali. Il demande aussi aux "forces étrangères" de rester "neutres" et de "nous laisser avec l'armée malienne". De son côté, la France, toujours engagée au Mali, a appelé les "groupes armés" à "déposer les armes", estimant que l'armée malienne a "vocation à se déployer sur l'ensemble du territoire".

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