Mali : deux casques bleus tués dans un attentat à Kidal

Un soldat des Nations unies garde l\'entrée d\'un bureau de vote couverte de tags et d\'un drapeau séparatiste, le 28 juillet 2013, à Kidal (Mali).
Un soldat des Nations unies garde l'entrée d'un bureau de vote couverte de tags et d'un drapeau séparatiste, le 28 juillet 2013, à Kidal (Mali). (REBECCA BLACKWELL/AP/SIPA / AP)

Une voiture piégée a explosé dans cette ville du nord-est du pays, à la veille du second tour des législatives.

Une voiture, bourrée d'explosifs, a foncé sur la Banque malienne de solidarité (BMS), à Kidal, le fief des Touareg et de leur rébellion, le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), dans le nord-est du Mali.

Deux soldats sénégalais de la Minusma, la mission de stabilisation de l'Onu au Mali, qui gardaient le bâtiment, ont été tués dans l'explosion, survenue tôt samedi 14 décembre au matin. L'attentat a également détruit la succursale locale de la seule banque en activité dans la ville.

Un "acte odieux" pour Hollande

Depuis la Guyane, François Hollande a présenté ses condoléances au président sénégalais, Macky Sall. "Cet acte odieux ne peut rester sans suite. La France sera à vos côtés pour identifier et arrêter les commanditaires de cette attaque terroriste", a ajouté le président Français.

Cette attaque a été menée au moment ou l'armée française mène une vaste opération anti-jihadiste dans la région. Mais aussi à la veille du second tour des élections législatives qui doit parachever le retour à l'ordre constitutionnel au Mali. A Kidal, il n'y aura cependant pas de scrutin. Les quatre députés de cette ville et de sa région situées à 1 500 km au nord-est de Bamako, ont été élus dès le premier tour du 24 novembre.

Un attentat revendiqué par les jihadistes

Kidal est censée être contrôlée par les forces de l'ONU, les soldats français et les Maliens. Mais la situation y reste chaotique. Des éléments de nombreux groupes armés continuent à y circuler en toute impunité, dont ceux d'Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) qui a revendiqué l'enlèvement et le meurtre de deux journalistes français, le 2 novembre. 

L'attentat a été revendiqué par le jihadiste malien Sultan Ould Badi dans un appel téléphonique à l'AFP. "Je parle au nom de tous les moujahidine (combattants) de l'Azawad: cette opération, est une réponse aux pays africains qui ont envoyé des militaires pour soutenir le combat de François Hollande en terre d'islam", a-t-il déclaré en français.

"Nous allons répondre dans tout l'Azawad (nord du Mali), et sur d'autres terres (...) par d'autres opérations aux croisades de la France et de ses fonctionnaires qui n'aiment pas l'islam", a-t-il poursuivi.

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