Mali. Ban Ki-moon met en garde contre les risques d'une intervention militaire

Ban Ki-moon, le 21 novembre 2012 au Caire (Egypte).
Ban Ki-moon, le 21 novembre 2012 au Caire (Egypte). (KHALED DESOUKI / AFP)

Le secrétaire général de l'ONU reconnaît cependant que cette intervention sera "sans doute nécessaire".

MALI - Alors qu'une intervention militaire se prépare pour reprendre le contrôle du Nord-Mali, aux mains de groupes islamistes, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a fait part de son inquiétude dans un rapport adressé au Conseil de sécurité mercredi 28 novembre.

"Je suis tout à fait conscient que si une intervention militaire dans le Nord n'est pas bien conçue et exécutée, elle pourrait aggraver une situation humanitaire déjà extrêmement fragile et entraîner aussi de graves violations des droits de l'homme", écrit le diplomate sud-coréen. "Elle pourrait aussi risquer de ruiner toute chance d'une solution politique négociée à cette crise, qui reste le meilleur espoir d'assurer la stabilité à long terme au Mali", ajoute-t-il.

S'il reconnaît qu'une opération armée internationale pour chasser les islamistes qui contrôlent la région "sera sans doute nécessaire en dernier recours contre les plus extrémistes" d'entre eux, Ban Ki-moon souligne que "des questions fondamentales (…) restent en suspens". Il souhaite notamment plus de dialogue politique avec les Touareg du Nord. Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se prononcer en décembre sur cette intervention, approuvée par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), en se fondant notamment sur le rapport de Ban Ki-moon.

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