Mali. L'Assemblée nationale autorise la prolongation de l'intervention française

Un soldat français, au nord de Gao (Mali), le 7 avril 2013.
Un soldat français, au nord de Gao (Mali), le 7 avril 2013. (JOEL SAGET / AFP)

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a consulté les députés, lundi, alors que 500 soldats français ont déjà quitté le terrain.

Plus de 500 soldats français ont déjà quitté le Mali, mais l'opération va continuer. L'Assemblée nationale a voté, lundi 22 avril, la prolongation de l'intervention militaire française dans le pays. Comme la loi l'y oblige, le Premier ministre doit encore consulter le Sénat, afin de pouvoir poursuivre les opérations sur le terrain, entamées il y a près de quatre mois. "La France doit aider le Mali à gagner la paix", a affirmé Jean-Marc Ayrault devant l'Assemblée nationale, "j'ai l'honneur de vous demander la prolongation de notre intervention".

Francetv info / LCP

Les chefs de file des députés UMP, PS et UDI avaient emboîté le pas de Jean-Marc Ayrault, avant le vote. "Au Mali, l'espoir est revenu, c'est pour cela que nous voterons la prolongation de l'intervention", a expliqué le socialiste Bruno Le Roux. Pierre Lellouche (UMP) a renchéri : "L'arrêt de l'agression terroriste a été obtenu. Je salue nos forces et je pense aux cinq soldats français morts". Hervé Morin (UDI) a estimé que "partir maintenant serait irresponsable".

Le nombre de soldats français déployés au Mali s'élève à "un peu moins de 4 000", selon l'état-major des armées. Au plus fort de l'opération Serval contre les groupes islamistes qui occupaient le nord du pays, le contingent français était de près de 4 500 hommes. L'objectif fixé par le chef de l'Etat est de ramener le contingent français au Mali à 2 000 hommes en juillet et à un millier fin 2013.

"La France n'a pas vocation à rester au Mali"

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, avait évoqué en février un retrait des soldats français "à partir de mars si tout se passe comme prévu". Puis François Hollande avait annoncé un retrait à partir du mois d'avril avant que le Premier ministre Jean-Marc Ayrault ne parle d'un départ à compter de "la fin du mois d'avril".

Une chose semble certaine : "La France n'a pas vocation à rester au Mali", ont martelé  depuis le début de l'intervention française le chef de l'Etat, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, qui affirmait que "ce sont les Africains et les Maliens eux-mêmes qui doivent être les garants de la sécurité, de l'intégrité territoriale et de la souveraineté de ce pays".

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