Les soldats français quitteront le Mali "à partir de mars", selon Fabius

Un militaire français monte la garde devant une mosquée, à Tombouctou (Mali), le 31 janvier 2013.
Un militaire français monte la garde devant une mosquée, à Tombouctou (Mali), le 31 janvier 2013. (ERIC FEFERBERG / AFP)

Le nombre de militaires français au Mali devrait commencer à diminuer au début du printemps, a expliqué le chef de la diplomatie française.

"La France n'a pas vocation à rester" a une fois de plus rapporté le ministre. Le nombre de soldats français au Mali devrait ainsi commencer à diminuer "à partir de mars, si tout se passe comme prévu", a déclaré le chef de la diplomatie française Laurent Fabius dans une interview au quotidien Metro, à paraître mercredi 6 février. Près de 4 000 soldats français sont engagés au Mali, une opération qui a coûté "pour l'heure, quelques dizaines de millions d'euros, prévus dans le budget de la Défense".

"La France n'a pas vocation à rester durablement au Mali. Ce sont les Africains et les Maliens eux-mêmes qui doivent être les garants de la sécurité, de l'intégrité territoriale et de la souveraineté de ce pays", a répété le ministre des Affaires étrangères. "C'est pourquoi nous allons, progressivement, passer le relais à la Misma [la mission militaire africaine]. Nous-mêmes, nous allons continuer à agir au nord, où il reste des foyers terroristes", a-t-il ajouté. Cette force africaine doit, à terme, comprendre environ 6 000 soldats, dont 2 000 seulement sont déjà arrivés au Mali.

Premier bilan humain de l'intervention

Les grandes villes du nord, Gao et Tombouctou ont été reprises. A Kidal, dans l'extrême nord-est malien, les soldats français contrôlent l'aéroport tandis que la ville elle-même est "sécurisée" par quelque 1 800 militaires tchadiens, selon Paris.

Pour la première fois, les autorités françaises ont donné mardi soir un bilan des bombardements aériens et des combats qui opposent soldats français et maliens aux islamistes au Mali : "plusieurs centaines" de combattants islamistes ont été tués en plus de trois semaines d'intervention militaire. Ils ont péri dans les "frappes aériennes" françaises sur des pick-up transportant des hommes ou du matériel de guerre et pendant "des combats directs, frontaux, à Konna (centre) et Gao (nord)", a précisé le ministre de la Défense, Jean-Yves le Drian.

Côté hexagonal, un officier français, pilote d'hélicoptère, a été tué le 11 janvier, premier jour de l'opération française. Et Bamako a fait état à la mi-janvier de onze militaires maliens morts à Konna, mais n'a pas donné d'autre bilan depuis.

Vous êtes à nouveau en ligne