Les six otages français d'Aqmi seraient vivants

Des employés français d\'Areva et Satom enlevés au Niger par Aqmi, le 16 septembre 2010.
Des employés français d'Areva et Satom enlevés au Niger par Aqmi, le 16 septembre 2010. (AL-ANDALUS / AFP)

PARIS - "Nous avons toutes les raisons de penser qu'ils sont en vie", a annoncé le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

Les six otages français d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) au Sahel sont vivants. C'est ce qu'a déclaré le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius jeudi 12 juillet. "Nous avons toutes les raisons de penser qu'ils sont en vie", a déclaré le ministre, tout en précisant qu'ils n'étaient pas tous détenus au même endroit.

Quatre d'entre eux, des employés du groupe nucléaire public Areva et de son sous-traitant Satom, ont été enlevés le 16 septembre 2010 à Arlit, dans le nord du Niger. Le 7 juin, le président nigérien Mahamadou Issoufou affirmait dans un entretien à RFI qu'ils étaient "vivants et en bonne santé". Trois personnes qui les accompagnaient et qui ont subi le même sort ont été libérées depuis. Deux autres ont été kidnappées le 24 novembre 2011 par des hommes armés dans leur hôtel à Hombori (nord du Mali) et emmenés vers une destination inconnue.

L'usage de la force "probable à un moment ou à un autre"

Lors de cette conférence de presse, Laurent Fabius a estimé que l'usage de la force dans le nord du Mali, aux mains de groupes islamistes depuis avril, était "probable à un moment ou à un autre".Au passage, le ministre a rappelé que la France était "l'ennemi principal" d'Aqmi, qui détient les otages, et de ses alliés.

Il s'est également empressé d'ajouter que "la France, pour des raisons évidentes, ne peut pas être en première ligne" dans une intervention militaire, de par son statut d'ancienne puissance coloniale.

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