Les réfugiés maliens veulent rentrer chez eux

Plus de 400.000 Maliens ont été déplacés par la guerre. Le retour chez eux n\'est pas encore à l\'ordre du jour.
Plus de 400.000 Maliens ont été déplacés par la guerre. Le retour chez eux n'est pas encore à l'ordre du jour. (AFP/Ahmed Ouoba)

Selon le HCR, 460.000 personnes ont été déplacées au Mali suite à la guerre. L’essentiel des réfugiés sont restés à l’intérieur du pays. Cependant, le Niger et le Burkina Faso ont aussi accueilli, respectivement, 50 et 40.000 personnes. Les mois passent, et les réfugiés se lassent. Mais le pays n'est pas encore assez pacifié pour envisager un retour.


Ils sont plus de 10.000 dans le camp de Goudebou. Dans le nord du Burkina Faso. La plupart sont là depuis un an et demi. Ils ont cherché la sécurité, mais ont souvent tout abandonné derrière eux : maison, cheptel.

Ce camp abrite toutes les communautés, toutes les ethnies. Arabe, touareg. Officiellement, la cohabitation est bonne. En fait, chacun évite de parler des choses qui fâchent. Des incidents mineurs éclatent notamment entre femmes autour du puits. La gendarmerie passe régulièrement, histoire de calmer les esprits échauffés. La guerre civile y a semé le doute, et la méfiance envers autrui est la règle.
 
Le désœuvrement et le mal du pays font naître un sentiment de frustration. Les gens voudraient retourner au Mali. Sauf que le pays n’est pas pacifié. Selon les ONG présentent dans le camp, une réconciliation est possible et réclamée par une majorité de réfugiés.
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