Le dernier otage français, Serge Lazarevic, toujours aux mains d'Aqmi

Document non daté, publié par al-Andalus, la branche média d\'al-Qaïda au Maghreb islamique, où figurent Serge Lazarevic (à gauche) et son co-détenu Philippe Verdon, tué d\'une balle dans la tête, dont le corps a été retrouvé en juillet 2013.
Document non daté, publié par al-Andalus, la branche média d'al-Qaïda au Maghreb islamique, où figurent Serge Lazarevic (à gauche) et son co-détenu Philippe Verdon, tué d'une balle dans la tête, dont le corps a été retrouvé en juillet 2013. (AFP PHOTO/ANI/AQMI)

Enlevé au Mali avec Philippe Verdon, le 24 novembre 2011, Serge Lazarevic, 50 ans, est le dernier otage français. L’annonce de la mort, le 22 avril 2014, de Gilberto Rodrigues Leal, 62 ans, enlevé lui aussi au Mali, a relancé les inquiétudes sur le sort du Français, plus de deux ans et demi après son enlèvement revendiqué par al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

La dernière preuve de vie dont dispose la famille de Serge Lazarevic est une vidéo qui remonte à plus de deux ans. Elle montre l'otage français au côté de son co-détenu, Philippe Verdon. Ce dernier avait été retrouvé mort, abattu d’une balle dans la tête, en juillet 2013.
 
Serge Lazarevic accompagnait Philippe Verdon en voyage d'affaires lorsqu'ils ont tous deux été kidnappés par un groupe d'hommes armés dans un hôtel de Hombori, au nord-est du Mali. Selon des proches, les deux hommes prospectaient dans la région en vue d'y construire une cimenterie pour le compte d’une société malienne, la Mandé Construction Immobilière. Selon Pascal Lupart, président du comité de soutien de Philippe Verdon et Serge Lazarevic, ce dernier avait un moment dirigé une entreprise de sécurité à Paris avant de travailler en tant que chef de chantier dans le secteur de la construction.
 
En revendiquant leur enlèvement, Aqmi avait présenté ces deux Français comme des agents du renseignement français. Différents organes de presse avaient alors attribué à M.Verdon un passé d'aventurier africain dont les affaires l'avaient notamment mené au Soudan et à Madagascar.

Serge Lazarevic est «vivant», selon sa fille 
 Alors qu’une enquête préliminaire, ouverte par le Parquet de Paris, est toujours en cours pour «séquestration et assassinat», le Quai d’Orsay, qui ne souhaite pas communiquer sur les affaires d’otages, assure néamoins être en «contact étroit» avec Diane, la fille de Serge Lazarevic. Cette dernière indiquait, le 23 avril 2014, dans l’émission C dans l’air (France 5) avoir la certitude que son père était «vivant».

Sur France 2, le même jour, la fille de l’otage français avait jugé l’attente «difficile (...), même si le gouvernement fait tout pour obtenir la libération des otages français».

Thierry Dol, un de quatre otages détenus pendant trois ans au Niger, a raconté avoir passé près d'un mois en compagnie de Serge Lazarevic avant d'être libéré en octobre 2013. Mais sans avoir pu lui parler.

L’otage français serait aujourd'hui détenu par le chef rebelle Abdelkrim al-Targui. Celui-là même qui a fait tuer, le 2 novembre 2014, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, deux envoyés spéciaux de RFI au Mali.

La libération le 19 avril 2014 de quatre journalistes français otages en Syrie, puis l'annonce de la mort de Gilberto Rodrigues Leal, retraité enlevé en novembre 2012 près de la frontière mauritanienne à Diéma, ont ravivé les préoccupations sur le sort au Mali de Serge Lazarevic, toujours aux mains d'Aqmi.



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