Le capitaine putschiste Sanogo présente ses excuses aux Maliens

Le capitaine Sanogo (D) et le président par intérim, Dioncounda Traoré, le 13 février 2013 à Koulouba, au Mali.
Le capitaine Sanogo (D) et le président par intérim, Dioncounda Traoré, le 13 février 2013 à Koulouba, au Mali. (AFP )

Il a demandé "pardon à la communauté malienne".

Sa prise du pouvoir par les armes en mars 2012 avait précipité la chute du Nord-Mali face aux groupes rebelles et islamistes. Un an et demi plus tard, le capitaine Amadou Sanogo reconnaît que c'était peut-être une erreur.

"Avant l'uniforme, nous sommes des humains et nous commettons des erreurs, mais pas de façon délibérée. Et nous osons croire que nos excuses seront acceptées", a-t-il déclaré en présence du président par intérim, Dioncounda Traoré, mercredi 26 juin. Il a ensuite demandé "pardon à la communauté malienne".

Le putsch du 22 mars 2012 a été mené par les "bérets verts", corps auquel le capitaine Sanogo appartient, mais les "bérets rouges" sont eux restés fidèles au président Amadou Toumani Touré, alors déposé. La junte a rapidement renoncé au pouvoir mais l'armée, toujours divisée, a continué à s'ingérer dans les affaires publiques, ce qui n'a pas facilité les efforts internationaux déployés face aux islamistes. Au cours d'une cérémonie de réconciliation entre militaires organisée mercredi soir, l'ex-chef de la junte a parlé d'un "accident de parcours" pour expliquer l'enchaînement des évènements qui ont amené la France à intervenir militairement en janvier pour les chasser les jihadistes.

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