L'otage suisse enlevée au Mali a été libérée

Des combattants du groupe islamiste Ansar Dine à Tombouctou, dans le nord du Mali, le 3 avril 2012.
Des combattants du groupe islamiste Ansar Dine à Tombouctou, dans le nord du Mali, le 3 avril 2012. (AFPTV / FRANCE 2 )

Elle avait été kidnappée le 15 avril à Tombouctou, après la prise du nord du pays par les islamistes. 

Elle était devenue la 21e otage du Sahel. Béatrice Stockly, la ressortissante suisse enlevée mi-avril à Tombouctou, dans le nord du Mali, a été libérée mardi 24 avril dans la région et remise aux services de sécurité du Burkina Faso.

Agée d'une quarantaine d'années, l'otage, une chrétienne vivant depuis longtemps au Mali et très impliquée dans les actions sociales, avait refusé de quitter Tombouctou après sa chute le 1er avril aux mains du mouvement islamiste Ansar Dine, appuyé par des éléments d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Enlevée par des "sous-traitants" d'Aqmi

Elle était détenue par Ansar Dine, qui l'avait reprise au groupe responsable de son rapt et s'était dit prêt à la libérer. Elle avait été enlevée par "une milice privée qui avait l'intention de la revendre à Aqmi", a expliqué un responsable de la sécurité à Tombouctou. "Dans un premier temps, les sous-traitants ont amené Béatrice à une dizaine de kilomètres de Tombouctou. Le lendemain, quand ils ont voulu l'amener plus loin, des éléments armés du groupe Ansar Dine, maître de Tombouctou, les ont poursuivis. Il y a eu des coups de feu échangés et les sous-traitants ont été obligés d'abandonner l'otage", a-t-il raconté à l'AFP.

Après la libération de la Suissesse et d'une Italienne le 17 avril, 19 otages restent retenus au Sahel par les jihadistes d'Aqmi et un groupe considéré comme dissident, le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) : douze Européens enlevés dans des pays de la région et sept diplomates algériens kidnappés à Gao (nord-est du Mali).

 

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