L'armée malienne peut-elle remplacer les soldats français ?

Les parachutistes du 1er RCP, basé à Pamiers, et du 35e RAP (artillerie parachutiste) de Tarbes arrivent du Mali à l\'aéroport de Toulouse-Blagnac, le 11 avril 2013.
Les parachutistes du 1er RCP, basé à Pamiers, et du 35e RAP (artillerie parachutiste) de Tarbes arrivent du Mali à l'aéroport de Toulouse-Blagnac, le 11 avril 2013. (AFP PHOTO / ERIC CABANIS)

Alors que le colonel français Bruno Heluin, chargé de la formation de l'armée malienne, pense qu'elle n'est pas en mesure de remplir son rôle au départ des soldats français, 500 d'entre eux ont déjà quitté le territoire malien depuis mi-avril.

Le colonel à la 9e brigade d'infanterie de marine (BIMa), qui dirige le détachement de liaison de la mission européenne de formation de l'armée malienne, dresse en effet un tableau sombre de sa mission dans Le Monde du 23 avril.

Pour Bruno Heluin, l'armée malienne est gangrénée par la corruption, privée des fonds promis par la communauté internationale, incapable de s'entraîner faute de moyens. Or, dit-il, «l'armée malienne doit retrouver vite les moyens de défendre son territoire national et de faire face à la menace».  
 
Cette déclaration survient alors que le désengagement des troupes françaises au Mali se poursuit. Selon l'état-major des armées, le nombre des soldats français encore déployés s'élève à «un peu moins de 4.000». Au plus fort de l'opération Serval contre les groupes islamistes qui occupaient le nord du Mali, près de 4.500 hommes composaient le contingent français.

Les Français opèrent encore dans la région de Gao
Une centaine de parachutistes ont entériné le mouvement, en rentrant en France le 9 avril. Depuis, les parachutistes du 1er RCP, basé à Pamiers, du 35e RAP (artillerie parachutiste) de Tarbes, et les légionnaires du 2e REP de Calvi leur ont emboîté le pas. Un détachement du 17e Régiment du génie parachutiste arrive à Montauban le 23 avril.

Ces troupes ont participé à l'ensemble des opérations aéroportées, notamment les régions de Tombouctou, Gao, Tessalit et Kidal. Lancée dans l'urgence le 11 janvier 2013, l'opération Serval a permis de démanteler les réseaux jihadistes.

De violents affrontements, notamment dans l'Adrar des Ifoghas, où les combattants d'al-Qaida au Maghreb Islamique s'étaient retranchés s'y sont déroulés. L'armée française poursuit ses opérations contre de petits groupes de combattants islamistes dans la région de Gao. 

Le chef de l'Etat François Hollande a pour objectif de ramener le contingent au Mali à 2.000 hommes en juillet et à mille fin 2013.
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