VIDEO. Militaires morts au Mali : "Cette tragédie ne peut pas être une remise en cause de notre engagement", estime le chef d'État-major des armées

FRANCE INTER

François Lecointre était l'invité de France Inter mercredi 27 novembre. 

"Cette tragédie ne peut pas être une remise en cause de notre engagement", a estimé le chef d'État-major des armées François Lecointre mercredi 27 novembre sur France Inter, après la mort de 13 militaires français au Mali dans la collision de deux hélicoptères."Ce qui est extraordinaire chez ces jeunes gens qui servent la France et qui vont combattre pour nos trois couleurs, c'est qu'ils se questionnent en permanence sur le sens de leur action, a poursuivi François Lecointre. Et le sens de leur action les conduit à accepter une part de risque très fort", a-t-il poursuivi.

Les boîtes noires bientôt analysées 

Interrogé sur les circonstances de l'accident qui a conduit à la mort de 13 militaires français lundi soir, François Lecointre a répondu qu'il attendait de "voir les boîtes noires" qui ont été retrouvées. "Je ne sais pas exactement ce qui s'est passé. Mais ce qui est clair, c'est qu'en tout état de cause il y a une part de risque assumé (...) Une opération militaire, en particulier au Sahel et dans les conditions dans lesquelles nous sommes engagés, c'est toujours un exercice de très haute couture", a-t-il expliqué. Un hommage national sera rendu à ces 13 soldats lundi aux Invalides. "On ne peut pas s'habituer à ce genre de nouvelles, parce que chaque chef porte la responsabilité de la vie de ces hommes, et qu'on ne peut pas s'endurcir, en réalité", a déclaré le chef de l'État-major des armées.

Aujourd'hui, parce que notre action est constante, nous faisons en sorte que le pire soit évitée

François Lecointre

"Je ne vois pas comment on peut douter du sens de cette action", a encore souligné le chef d'État-major des armées, alors que des députés de La France insoumise ont appelé le gouvernement à "envisager les voies de sortie" de la "guerre" au Mali. "Une crise comme celle-là nécessite de la persévérance, avec des objectifs à long terme", a expliqué François Lecointre. "Et je pense qu'aujourd'hui, ce que nous faisons c'est d'éviter que l'ensemble de cette hydre [islamiste] continue de produire un effet de contagion dans d'autres pays de l'Afrique de l'Ouest et que, par ailleurs, on arrive à de vrais dangers pour nos pays français et européens". 

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