Mali : un médecin militaire français tué par un engin explosif lors du passage de son véhicule blindé

Ce médecin militaire français a été ué par un engin explosif au passage de son véhicule blindé. 
Ce médecin militaire français a été ué par un engin explosif au passage de son véhicule blindé.  (DAPHNE BENOIT / AFP)

L'homme a été tué lors d’une opération de lutte contre les groupes armés terroristes, mardi 2 avril.

Le médecin-capitaine français Marc Laycuras a été tué lors d’une opération de lutte contre les groupes armés terroristes au Mali, mardi 2 avril, a annoncé l'Elysée dans un communiqué. Cet officier français est décédé après le déclenchement d’un engin explosif improvisé au passage de son véhicule blindé. Il avait 30 ans et son régiment d’appartenance était la 120e antenne médicale du Mans (Sarthe), précise à franceinfo l'état-major des armées, précise dans un communiqué la ministre des Armées.

Le médecin militaire est mort "après le déclenchement d’un engin explosif improvisé au passage de son véhicule blindé". Il circulait à bord d’un VAB SAN, un véhicule de l’avant blindé sanitaire, sur une piste dans la région du Gourma, à presque 200 km à l’ouest de Gao, lorsqu’il y a eu cette déflagration. Il était intégré à cette opération de mission de contrôle dans cette zone de la région, selon les informations de franceinfo. Les militaires ont ensuite essayé de trouver s’il y avait des gens à proximité qui auraient pu déclencher cet engin explosif, mais il n’y avait personne. Un autre militaire a été blessé lors de cette opération, indique la ministre des Armées. Les jours de ce militaire ne sont pas en danger.

Emmanuel Macron a fait part, dans un communiqué qui ne précise pas le lieu de l'opération, de sa "très grande tristesse" et rappelle "l'entier soutien de la France au Mali et à la force des Nations unies pour la mise en oeuvre de l'accord de paix" de 2015. Le chef de l'Etat souhaite à nouveau rappeler l’entier soutien de la France au Mali et à la force des Nations Unies pour la mise en oeuvre de l’accord de paix.

Le 11 mars dernier, deux soldats français de la force Barkhane avaient été sérieusement blessés dans l'attaque de leur campement temporaire dans le centre-est du Mali, près de la frontière avec le Niger. L'unité française avait été la cible d'une "attaque complexe" dans le secteur d'Akabar (région du Liptako), qui a débuté à la mi-journée avec l'explosion d'un véhicule piégé, repéré puis stoppé par des tirs "à trente mètres des militaires de Barkhane", avait alors décrit le porte-parole de l'état-major, le colonel Patrik Steiger.

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