Mali : au moins vingt-six morts dans une attaque dans le centre du pays

Des troupes de l\'armée malienne circulent entre Mopti et Djenne dans le centre du Mali, le 28 février 2020, alors que des attaques se poursuivent entre les Peuls et les ethnies bambara et dogon.
Des troupes de l'armée malienne circulent entre Mopti et Djenne dans le centre du Mali, le 28 février 2020, alors que des attaques se poursuivent entre les Peuls et les ethnies bambara et dogon. (MICHELE CATTANI / AFP)

Cette zone du Mali est en proie à des violences jihadistes et intercommunautaires.

Vingt-six personnes ont été tuées vendredi dans une attaque contre leur village dans le centre du Mali, samedi 6 juin, selon une association et deux responsables locaux. Les habitants du village pris pour cible, Binedema, dans la région de Mopti, appartiennent principalement à la communauté peule, a précisé Aly Barry, de l'association peule, qui a fait état de 26 morts. Ce bilan a été confirmé par deux responsables locaux. L'attaque a lieu au lendemain de l'annonce de la mort du leader d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), l'Algérien Abdelmalek Droukdal, tué dans le nord du Mali, au cours d'une opération française.

Le centre du Mali est le théâtre de nombreuses violences depuis 2015 et l'apparition d'un groupe jihadiste emmené par le prédicateur peul Amadou Koufa, qui a largement recruté dans sa communauté. Il a rejoint le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), principale alliance jihadiste du Sahel affiliée à Al-Qaïda, dès sa création en 2017.

Les attaques, souvent suivies de représailles, se sont multipliées. Elles ont pris un tournant intercommunautaires entre les Peuls, majoritairement éleveurs, et les ethnies bambara et dogon, qui pratiquent essentiellement l'agriculture. Ces dernières ont créé des groupes d'autodéfense en s'appuyant sur les chasseurs traditionnels, accusés d'exactions.

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