Chômage, vie chère : la jeunesse désabusée du Mali, élément-clé de l'élection présidentielle

Des jeunes à Bamako, au Mali, avant l\'élection présidentielle du dimanche 29 juillet
Des jeunes à Bamako, au Mali, avant l'élection présidentielle du dimanche 29 juillet (NATHANAËL CHARBONNIER / FRANCEINFO)

Le président Ibrahim Boubacar Keïta brigue un deuxième mandat dimanche. Lui et ses 23 adversaires devront être à l'écoute des revendications des jeunes électeurs.

C'est la force du Mali de demain et pourtant elle paraît désabusée : la jeunesse devrait jouer un rôle important dans la course à l'élection présidentielle. Huit millions de Maliens sont appelés à voter dimanche 29 juillet pour le premier tour. Le président sortant Ibrahim Boubacar Keïta se présente pour un nouveau mandat de cinq ans. Face à lui, 23 candidats.

La solution de l'exode

La jeunesse du Mali représente 65% de la population de 17 millions de personnes. Dans ce pays de l'Afrique subsaharienne, on peut être jeune, diplômé mais passer plusieurs années sans avoir le moindre travail. Conséquence : la vie est difficile. Et dès que l'on gagne enfin un peu d'argent, il faut le redonner à toute sa famille.

Le chômage, le coût de la vie élevé et peu d'espoir d'avenir : tous les ingrédients sont réunis pour laisser imaginer que l'herbe est plus verte ailleurs. La solution de l'exode est souvent avancée. "Si Ibrahim Boubacar Keïta, on va tenter quelque part ailleurs", confirme un jeune vendeur ambulant. 

Même si c'est dangereux de partir, il n'y a pas de solution iciun jeune Malienfranceinfo

Un message entendu par les différents candidats mais il faudra veiller à ce que les promesses soient tenues car la patience de la jeunesse pourrait avoir une limite dans le temps.

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