Aqmi annonce avoir exécuté un otage français dans le nord du Mali, Paris ne confirme pas

Le Français Philippe Verdon, le 6 janvier 2004 à Moroni (Comores).
Le Français Philippe Verdon, le 6 janvier 2004 à Moroni (Comores). (YOUSSOUF IBRAHIM / AFP)

Philippe Verdon, présenté comme un géologue, avait été enlevé en novembre 2011. Aqmi dit l'avoir exécuté en représailles à l'intervention française au Mali.

Un porte-parole d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a affirmé à l'agence mauritanienne ANI, mercredi 20 mars, avoir exécuté l'otage français Philippe Verdon, détenu dans le nord du Mali depuis novembre 2011.

Ce porte-parole a précisé que l'otage avait été décapité dix jours auparavant, en représailles à l’intervention militaire française dans le nord du Mali. Il a souligné que "le président français demeure le seul responsable de la vie des autres otages", rapporte l'agence ANI.

Contacté par francetv info, l'Elysée n'était pas joignable pour confirmer l'information. Joint par l'agence Reuters, le Quai d'Orsay n'a fait aucun commentaire.

Un "agent secret de la France", selon Aqmi

Philippe Verdon avait été enlevé dans la nuit du 23 au 24 novembre 2011 dans son hôtel à Hombori (centre du Mali), avec un autre Français, Serge Lazarevic. Selon leurs proches, les deux hommes, présentés comme des géologues, travaillaient sur un projet de cimenterie. Le parcours de Philippe Verdon, déjà emprisonné au Soudan et inquiété par la justice aux Comores, comme le racontait Le Figaro, a cependant suscité des interrogations sur leur présence dans la zone. Le porte-parole d'Aqmi le présente comme un "agent secret de la France".

Ces deux otages sont apparus vivants pour la dernière fois dans une vidéo diffusée en février 2012.

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