Libye : un accord de cessez-le-feu conclu

Un char détruit des forces du maréchal Haftar le 27 juin 2019 près de Tripoli (Libye).
Un char détruit des forces du maréchal Haftar le 27 juin 2019 près de Tripoli (Libye). (ISMAIL ZETOUNI / REUTERS)

Le gouvernement d'union nationale a accepté l'appel à un cessez-le-feu lancé par Moscou et Ankara, quelques heures après l'annonce par leur rival, le maréchal Khalifa Haftar, de la cessation des hostilités.

L'espoir d'une trêve en LibyeLe chef du gouvernement d'union nationale, Fayez Al-Sarraj, a annoncé dans un communiqué "un cessez-le-feu à partir du [dimanche] 12 janvier à [minuit]"Fayez Al-Sarraj a indiqué avoir accepté le cessez-le-feu en réponse à l'appel lancé mercredi par les présidents turc, Recep Tayyip Erdogan, et russe, Vladimir Poutine. Il a toutefois souligné le "droit légitime" de ses forces de "riposter à toute attaque ou agression qui pourrait provenir de l'autre camp".

Samedi, peu avant minuit, les forces de l'homme fort de l'est libyen, le maréchal Haftar, ont également annoncé un cessez-le-feu à partir de dimanche minuit, sans évoquer l'appel de Moscou et Ankara. Elles ont également prévenu dans un bref communiqué que la "riposte sera[it] sévère en cas de violation de la trêve par le camp adverse".

Intensif ballet diplomatique turco-russe

Peu après minuit, des tirs d'artillerie ont cependant été entendus depuis le centre de Tripoli, siège du gouvernement d'union nationale, avant qu'un calme précaire ne règne sur la banlieue sud de la capitale, où les forces du gouvernement d'union nationale résistent depuis le 4 avril à une offensive des pro-Haftar.

L'entrée en vigueur de ce cessez-le-feu intervient après un ballet diplomatique intensif, conduit notamment par Ankara et Moscou qui se sont imposés ces dernières semaine comme des acteurs clé en Libye. Erdogan et Poutine ont appelé mercredi à Istanbul à l'instauration de ce cessez-le-feu et samedi, la Turquie a demandé à la Russie de convaincre le maréchal Haftar de le respecter.

Ankara a déployé des militaires en janvier pour soutenir le gouvernement d'union nationale tandis que la Russie, malgré ses dénégations, est fortement soupçonnée de soutenir les troupes rivales du maréchal Haftar qui bénéficie également de l'appui des Emirats arabes unis et de l'Egypte.

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