Le trafic d'art, un enjeu qui suscite des tensions

FRANCEINFO

Les trafiquants d'art se font la guerre. "Complément d'enquête" lève le voile sur ce business illégal qui génère chaque année des centaines de millions d'euros.

Le trafic d'art est devenu un business lucratif qui attire de plus en plus de personnes en raison des centaines de millions d'euros qu'il génère. En France, il est interdit d'importer des objets anciens en provenance de zones de conflit depuis 2016. Certaines villes comme Bruxelles deviennent pourtant des plaques tournantes de ce milieu, en raison d'une règlementation plus conciliante. Les autorités tentent par tous les moyens d'intercepter des oeuvres historiques qui se retrouvent vendues au marché noir. Pour cela, les douaniers enquêtent notamment sur les réseaux sociaux, plateformes favorites des trafiquants pour entrer en contact avec des collectionneurs. Ce trafic est devenu une manière pour les entreprises terroristes de se financer.

La Libye, terre pillée

Les trafiquants se concentrent en priorité sur les pays où des conflits viennent d'éclater. Les ruines se multiplient notamment en Libye. Si on cherche au bon endroit, il est possible de trouver dans la rue des objets ayant ensuite une valeur inestimable une fois mis en vente. Étudiant en archéologie, Saad Bouyadem n'hésite pas à enfiler palmes, masque et tuba pour aller à la recherche de trésors enfouis. Il a retrouvé une tête de statue qui était au fond de l'eau depuis près de 2000 ans. Un pilleur en Libye peut espérer retirer 500 euros de la vente de ce type d'objet qui sera ensuite revendu plus de 10 000 euros.

Retrouvez ce reportage en intégralité dans le magazine "Complément d'enquête" diffusé sur France 2 le 20 février

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