Libye : la rébellion demande de l'aide pour financer l'après Kadhafi

(Radio France © France Info)

Le numéro deux du Conseil national de transition libyen a été reçu hier à Paris par Nicolas Sarkozy. Mahmoud Jibril a demandé la poursuite des opérations de l'OTAN. _ Les insurgés souhaitent également récupérer les avoirs libyens gelés à l'étranger pour relancer l'économie du pays. Nicolas Sarkozy a annoncé une conférence internationale le 1er septembre à Paris pour organiser l'avenir de la Libye.

Actualisé à 13h30

La Libye s'est débarrassée de son tyran. Mais la guerre a coûté cher. Les bombardements de l'OTAN et des forces de Mouammar Kadhafi ont détruit de nombreux bâtiments publics, comme les écoles ou les hôpitaux. Il faut également faire repartir le système bancaire, payer les salaires pour que les gens recommencent à travailler et couvrir les importations qui représentent 80% de la consommation nationale.

Les estimations effectuées par la rébellion ont été revues à la hausse. Les besoins pour la relance de l'économie s'élèvent au moins à 5 milliards de dollars. Le numéro 2 de la rébellion, Mahmoud Jibril, demande "une aide urgente" pour
son pays. "Nous allons demander que cinq milliards de dollars soient débloqués afin de lancer la reconstruction du pays", renchérit l'ambassadeur libyen aux Emirats arabes unis, Aref al Nayed, après une rencontre à Doha, au Qatar, avec
des alliés arabes et occidentaux des insurgés.

Un déblocage des actifs libyens pourrait intervenir aujourd'hui. Le ministre britannique de la Défense Liam Fox a estimé "probable" qu'une résolution des Nations Unies appelle au déblocage des actifs libyens "peut-être plus tard dans la journée". Et l'Italie a annoncé dès la mi-journée avoir commencé à débloquer des avoirs libyens, pour une valeur de 350 millions d'euros. Silvio Berlusconi a également annoncé qu'un accord serait signé lundi entre le groupe pétrolier italien ENI et les autorités libyennes "pour fournir de grandes quantités de gaz et d'essence à la population, sans paiement immédiat des Libyens".
_ Car le temps presse. La France a annoncé une conférence des "amis de la Libye" le 1er septembre à Paris.

Caroline Caldier, avec agences