Libye : la date de la fin de mission de l'Otan reportée à vendredi

Réunion de ministres de la Défense au siège de l\'Otan, à Bruxelles, le 5 octobre 2011.
Réunion de ministres de la Défense au siège de l'Otan, à Bruxelles, le 5 octobre 2011. (Win McNamee/REUTERS)

Les consultations se poursuivent avec les Nations unies et le Conseil national de transition libyen qui souhaite le maintien de l'Otan jusqu'à la fin de l'année.

La date de la fin de la mission de l'Otan en Libye attendra quarante-huit heures de plus. Prévu mercredi 26 octobre, le Conseil des ambassadeurs des 28 pays membres de l'Alliance, qui doit en décider, aura finalement lieu vendredi. Le report est dû à "la poursuite des consultations en cours avec les Nations unies et le Conseil national de transition (CNT)", selon un responsable de l'Alliance atlantique. La semaine dernière, le Conseil avait annoncé à titre provisoire la fin de la mission au 31 octobre.

Le président du CNT, Moustapha Abdeljalil, a réclamé mercredi à Doha, au Qatar, le maintien des forces de l'Otan dans son pays au moins "jusqu'à la fin de l'année". Il a souligné que sa demande visait à "assurer la protection des frontières, pour empêcher l'afflux d'armes des pays voisins" et à "protéger les Libyens face aux vestiges du régime de Kadhafi qui ont fui vers les pays voisins".

Des soldats du Qatar aux côtés des rebelles

En marge de la déclaration du CNT, le chef d'état-major du Qatar, le général Hamad ben Ali al-Attiya, a reconnu que des centaines de soldats de son pays avaient participé aux opérations militaires avec les rebelles en Libye. Jusqu'à présent, le Qatar n'avait évoqué que sa participation aux opérations aériennes, sous le commandement de l'Otan.

Une autre coalition du pays supervisera "l'entraînement des forces armées, la collecte des armes et l'intégration des rebelles au sein des institutions militaires" en Libye après la fin de la mission de l'Otan, a également annoncé le général Hamad ben Ali al-Attiya.

L'Otan accusé de "crime de guerre"

Dans son discours, le chef du CNT n'a pas évoqué la polémique entourant les circonstances de la mort de Mouammar Kadhafi, l'ancien dirigeant libyen tué après avoir été capturé vivant. Toutefois, l'avocat français de sa famille a annoncé son intention de porter plainte contre l'Otan pour "crime de guerre", auprès de la Cour pénale internationale (CPI).

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