Libye : "Kadhafi doit partir, définitivement" (Obama, Sarkozy, Cameron)

(Radio France © France Info)

Ils l'affirment d'une même voix dans une tribune publiée conjointement ce matin dans {Le Figaro,} {le Times,} {l'International Herald Tribune},{le Washington Post} et {al-Hayat.} _ Pour Barack Obama, Nicolas Sarkozy et David Cameron, "il est impensable que quelqu'un qui a voulu massacrer son propre peuple joue un rôle dans le futur gouvernement libyen". Mouammar Kadhafi n'a pas d'autre choix : il "doit partir, définitivement".

Alors que s'achève aujourd'hui à Berlin la réunion entre ministres des Affaires étrangères de l'OTAN sur la stratégie à adopter en Libye, le président américain Barack Obama, le président français Nicolas Sarkozy et le Premier ministre britannique David Cameron ont fait tribune commune ce matin dans Le Figaro et quatre autres quotidiens internationaux
pour donner leur vision de la crise libyenne. Un message clairement dirigé contre le colonel Mouammar Kadhafi, au pouvoir depuis 42 ans dans le pays.

" Kadhafi continue d'infliger jour après jour des atrocités au peuple libyen. Ses missiles et ses obus s'abattent sur les civils sans défense à Ajdabiya. Il essaie d'étrangler la population de Misrata, qui subit un siège digne du Moyen-Âge, pour l'obliger à se soumettre. Les témoignages de disparitions et d'atrocités sont chaque jour plus nombreux.
... Notre devoir et notre mandat sont de protéger les civils. C'est ce que nous faisons. Il ne s'agit pas d'évincer Kadhafi par la force. Mais il est impossible d'imaginer que la Libye ait un avenir avec Kadhafi.
... Kadhafi doit partir, définitivement , " écrivent-ils.

Le message est on ne peut plus clair, et en accord avec la déclaration de l'Otan qui a "endossé fermement" hier l'appel au colonel Kadhafi pour qu'il quitte le pouvoir. Un appel lancé la veille par le Groupe de contact chargé du pilotage politique de l'intervention internationale, réuni à Doha (Qatar).

Si l'objectif, unanimement partagé donc, est la nécessité du départ du pouvoir du leader libyen, les moyens mis en œuvre pour l'atteindre sont moins évidents. L'intervention militaire en Libye manque de cohérence. La France et la Grande-Bretagne tentent de convaincre les autres membres de l'OTAN de s'impliquer plus. L'Espagne refuse. L'Italie hésite. Et ces dissensions risquent de durer tant que la situation sur le terrain paraît enlisée.

Cécile Mimaut, avec agences

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