Somalie. Les insurgés islamistes publient la photo du corps présumé du "chef" du commando français

Des combattants islamistes shebab, le 13 février 2012, à Elasha Biyaha (Somalie).
Des combattants islamistes shebab, le 13 février 2012, à Elasha Biyaha (Somalie). (MOHAMED ABDIWAHAB / AFP)

Les insurgés islamistes somaliens shebab ont publié lundi sur leur compte Twitter une photo du cadavre d'un homme, présenté comme le chef du commando ayant échoué à libérer samedi l'otage français Denis Allex.

Comme le redoutait le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, la mise en scène est "macabre". Les insurgés islamistes somaliens (shebab) ont publié les photos du corps présumé du "chef" du commando français ayant échoué à libérer, samedi, l'otage français Denis Allex en Somalie, signale l'Agence France-Presse, lundi 14 janvier. Les shebab l'ont mise en ligne sur leur compte Twitter. Nous avons choisi de ne pas la publier.

Que montrent ces photos ?

"Le commandant français tué durant l'opération de secours bâclée à Bulomarer", décrit la légende d'une première image, sur laquelle apparaît un jeune homme blanc aux cheveux courts, du sang séché sur le visage, vêtu d'un pantalon clair et d'une chemise sombre, dont dépassent une chaîne et une croix chrétienne en argent.

Sur une deuxième photo, le corps apparaît en plan plus large, à côté de matériel militaire, dont des armes, des chargeurs, un gilet pare-balles, un casque, un sac à dos et du matériel optique. Sur ses jambes sont posés une arme de poing et un fusil d'assaut. L'homme décédé porte des chaussures de type militaire et un gant de protection à la main droite. Les shebab ont aussi publié un portrait plus serré du soldat.

Une quatrième image, aussi diffusée sur Twitter, montre des armes, avec leurs chargeurs, que les jihadistes disent avoir saisies après "la fuite des soldats français".

Que disent les shebab ?

Les islamistes somaliens avaient déjà annoncé plus tôt, lundi, qu'un soldat français, qu'ils disaient avoir fait prisonnier, avait succombé à ses blessures. Dans un texte publié en même temps que les photos, les shebab affirment que le soldat était le "commandant dirigeant l'opération", capturé après avoir été grièvement blessé et "abandonné par ses camarades".

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