Les Français enlevés au Niger seraient en vie

(Radio France © France Info)

La France a authentifié la revendication de l'enlèvement de sept expatriés, dont cinq Français, adressée hier par Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). _ Les services de l'Etat français sont mobilisés pour obtenir "dans les meilleurs délais" la libération des otages. _ Le ministère des Affaires étrangères a ‘’de bonnes raisons de penser que les otages sont en vie".

“Tous les services de l'Etat sont mobilisés pour obtenir la libération de nos otages”, a déclaré Luc Chatel, le porte-parole du gouvernement français, à l'issue du Conseil des ministres.
“Le gouvernement agit en coopération avec l'ensemble des pays qui sont engagés dans la lutte contre le terrorisme”, a-t-il ajouté.

_ La France a authentifié la revendication hier par Aqmi, via Al-Jazira, de l'enlèvement le 16 septembre dans le nord du Niger de cinq Français, d'un Malgache et d'un Togolais, employés du groupe nucléaire français Areva et de son sous-traitant Satom.
“Nous n'avons pas reçu de preuves de vie, mais nous avons de bonnes raisons de penser que les otages sont en vie ”, a précisé le ministère des Affaires étrangères.
“Nous continuerons, les Français, leurs alliés, les pays du Sahel et de l'Europe, à être (...) le plus attentifs possible, à mettre tous nos moyens à la disposition de leur libération”, avait déclaré mardi le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner.

La France a déjà positionné à Niamey quelque 80 militaires qui se relaient pour mener des vols de reconnaissance au dessus du Mali.“Les ravisseurs qui ont opéré au Niger ont très vraisemblablement franchi la frontière du Niger pour être au Mali”, a déclaré le ministre français de l'Intérieur, Brice Hortefeux, depuis Bamako où il assiste aux cérémonies du cinquantenaire de l'indépendance du Mali, ex-colonie française.
A la question de savoir si la France allait intervenir militairement pour libérer les otages, M. Hortefeux a répondu: “Non! A ce stade, non”.

_ Paris attend désormais de connaître les revendications des ravisseurs, en échange de la libération des otages.

Le porte-parole d'Aqmi a affirmé que l'enlèvement à Arlit, site d'extraction d'uranium du groupe français Areva, avait été mené sous le commandement d'Abelhamid Abou Zeid.
Cet islamiste radical algérien est considéré comme responsable de l'assassinat en 2009 de l'otage britannique Edwin Dyer et de la mort en juillet de l'otage français Michel Germaneau.
_ Se référant toujours aux cinq Français enlevés, le porte-parole d'Aqmi n'a pas évoqué les deux otages togolais et malgache.

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    Mikaël Roparz, avec agences

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