La moitié des éléphants du Mozambique a disparu en cinq ans, à cause du braconnage

Cette photo diffusée par la police de la province de Maputo (Mozambique), le 13 mai 2015, montre des défenses d\'éléphant et des cornes de rhinocéros interceptés par les autorités.
Cette photo diffusée par la police de la province de Maputo (Mozambique), le 13 mai 2015, montre des défenses d'éléphant et des cornes de rhinocéros interceptés par les autorités. (ISAIAS MANDLATE / MAPUTO PROVINCIAL POLICE / AFP)

Ils ne sont plus que 10 300, selon une estimation de l'ONG américaine Wildlife Conservation Society. Les animaux sont victimes d'un braconnage de masse pour alimenter le trafic international d'ivoire.

En seulement cinq ans, le nombre d'éléphants est passé de 20 000 à 10 300 au Mozambique, selon Wildlife Conservation Society (WCS). "Cette baisse [de 48%] est due au braconnage effréné qui vise les populations d'éléphants les plus importantes", a affirmé l'ONG américaine.

Le commerce de l'ivoire fait toujours des ravages

Mené pour le compte du gouvernement, le recensement des éléphants a été réalisé par avion sur un échantillon de 10% du territoire, à partir duquel les chiffres ont été extrapolés. WCS estime également que 95% des éléphants décimés l'ont été dans la partie nord du Mozambique, frontalière avec la Tanzanie, où la population d'éléphants est passée de 15 400 à 6 100 individus.

Sur l'ensemble du continent africain, on estime à 30 000 le nombre d'éléphants illégalement abattus chaque année pour alimenter le commerce d'ivoire, essentiellement à destination de la Chine et d'autres pays d'Asie. Il reste aujourd'hui 470 000 éléphants d'Afrique sauvages, selon un autre recensement, mené cette fois par l'ONG Elephants Without Borders (EWB). Un grand recensement est actuellement mené (en anglais) sur le continent, dont les résultats devraient être publiés durant l'été.