La fièvre Ebola fait au moins 59 morts en Guinée et menace la Sierra Leone

Cinq personnes vêtues de \"combinaisons Ebola\" partent en intervention chez une victime du virus, le 9 avril 2005, à Uige (Angola).
Cinq personnes vêtues de "combinaisons Ebola" partent en intervention chez une victime du virus, le 9 avril 2005, à Uige (Angola). (FLORENCE PANOUSSIAN / AFP)

Il s'agit d'une des maladies les plus virulentes chez l'homme, avec un taux de mortalité autour de 90%.

"Nous sommes débordés sur le terrain", alerte le ministère de la Santé. La Guinée a reçu la confirmation, samedi 22 mars, d'un laboratoire lyonnais, que la mystérieuse épidémie qui a déjà fait 59 morts dans le pays était bien la fièvre Ebola. Il s'agit d'une des maladies les plus virulentes chez l'homme, avec un taux de mortalité autour de 90%.

"L'épidémie de fièvre Ebola qui sévit dans le sud de la Guinée, notamment dans les préfectures de Gueckédou et de Macenta depuis le 9 février dernier, a fait au moins 59 morts sur 80 cas recensés par nos services sur le terrain", a déclaré le chef de la division prévention au ministère de la Santé, le docteur Sakoba Kéita.

La Sierra Leone aussi touchée ?

C'est la toute première fois que la fière Ebola est signalée en Guinée. Cette fièvre hémorragique foudroyante, fortement contagieuse, qui se transmet entre les humains par le contact avec le sang, les sécrétions ou les organes des malades, sévit le plus souvent en République démocratique du Congo (RDC), en Ouganda et au Soudan du Sud. Le virus a été repéré pour la première fois en 1976, en RDC. Depuis, il a provoqué la mort d'au moins 1 200 personnes pour 1 850 cas avérés.

Selon des responsables de l'Organisation mondiale de la santé, des cas présentant des symptômes analogues, dont la fièvre, la diarrhée, des vomissements et des saignements, ont été signalés également dans une zone de la Sierra Leone proche de la frontière guinéenne. Des analyses sont en cours.