"La cyber-résistance" tunisienne sous surveillance ?

(Radio France © France Info)

Depuis le début des émeutes, les violences ont fait 66 morts et provoqué de nombreux dégâts (chiffres de la FIDH). _ Les internautes jouent un rôle majeur dans le mouvement de protestation sociale en Tunisie, mais on ne compte plus les sites bloqués par le gouvernement tunisien. _ C’est le cas notamment des réseaux sociaux comme Facebook et Twitter.

Une grande tension persiste à Tunis où de nouveaux accrochages se sont produits aujourd’hui.
Des tirs ont à nouveau retenti dans le centre de Tunis cet après-midi.
Depuis le début de la contestation sociale le 17 décembre, les arrestations et disparitions de blogueurs et de militants connus pour leur engagement pour la liberté d’expression en ligne sont nombreuses.

Le web et les réseaux sociaux sont quasiment devenus le seul moyen pour les militants de communiquer.
Plusieurs blogs et groupes Facebook ont été créés. C’est le cas notamment des “Anonymes” (Anonymous) qui se présentent comme un groupe d'internautes attachés à la liberté d'expression, et qui ont organisé sur la Toile la cyber-résistance.
_ Des sites de plus en plus souvent bloqués par le gouvernement tunisien, qui n’hésite pas à pirater les mots de passe, et ainsi prendre le contrôle des comptes Facebook.

Mikaël Roparz