L'ONU met fin au mandat d'intervention militaire en Libye

Le Conseil de sécurité de l\'ONU, à New York (Etats-Unis), le 26 septembre 2011.
Le Conseil de sécurité de l'ONU, à New York (Etats-Unis), le 26 septembre 2011. (SHANNON STAPLETON / REUTERS)

Le Conseil de sécurité de l'ONU rejette ainsi les demandes du gouvernement de transition libyen, qui souhaitait que l'Otan reste au moins trois mois de plus.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté jeudi 27 octobre à l'unanimité une résolution mettant fin au mandat autorisant le recours à la force en Libye, en dépit des appels du gouvernement de transition libyen pour sa prolongation. La résolution ordonne la fin de toute action militaire dès le 1er novembre. L'Otan, qui a mené cette intervention décisive dans la chute du colonel Kadhafi, doit proclamer officiellement vendredi à Bruxelles la fin des frappes aériennes qui durent depuis sept mois.

Le Conseil national de transition (CNT) avait demandé le maintien de l'Otan en Libye au moins "jusqu'à la fin de l'année", assurant que les derniers fidèles de Mouammar Kadhafi représentaient une menace pour le pays. Le CNT bénéficiera toutefois d'un allègement de l'embargo international sur les armes, de manière à ce qu'il puisse en acquérir pour assurer la sécurité nationale.

Une décision saluée 

Le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, a parlé d'"une nouvelle étape importante vers un avenir pacifique et démocratique pour la Libye". "La fin de la zone d'exclusion aérienne et des dispositions visant à protéger les civils démontre que la Libye est entrée dans une nouvelle ère", a ajouté le ministre, dont le pays, avec la France, a été en pointe dans l'intervention de l'Otan.

L'ambassadeur de France à l'ONU, Gérard Araud, a exprimé la "fierté" de son pays pour avoir pris part aux opérations. "Il s'agissait de la libération de la Libye avec le soutien de tous les pays qui voulaient être partie prenante de cette expérience magnifique." Son homologue américaine, Susan Rice, a parlé d'"une perspective d'une Libye libre (...) avec la participation de tout le peuple, quels que soient le sexe et la religion."

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