Intervention militaire au Mali : "une question de semaines", selon Le Drian

France 2

Le ministre de la Défense a rappelé que le Sahel était devenu "un sanctuaire terroriste depuis le printemps et la dislocation du Mali".

AFRIQUE – Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, a assuré mardi 16 octobre qu'une intervention militaire africaine au Mali pouvait avoir lieu très bientôt. "C'est une question de quelques semaines, pas plusieurs mois, des semaines", a déclaré le ministre, interrogé dans "Les 4 Vérités", sur France 2, au sujet du moment où pouvait avoir lieu une telle intervention. Il avait auparavant rappelé les étapes devant suivre le mandat donné aux pays d'Afrique de l'Ouest pour une telle intervention au Sahel, qui "devient un sanctuaire terroriste depuis le printemps et la dislocation du Mali".

En tout, six otages français sont retenus au Sahel. Sept collaborateurs d'Areva et de son sous-traitant Satom, dont cinq Français, ont été capturés le 16 septembre 2010, à Arlit, dans le nord du Niger, par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Un Malgache, un Togolais et une Française (malade) ont depuis été libérés. Mais, dans la nuit du 23 au 24 novembre 2011, deux autres Français, Serge Lazarevic et Philippe Verdon, ont été enlevés à Hombori, entre Mopti et Gao, au Mali. Le profil de ces hommes, présentés comme des géologues, a suscité des interrogations, a relevé Le Figaro.

Un Français et un Britannique déjà exécutés

Tous sont aux mains d'Aqmi. Les quatre premiers ont été capturés par une katiba (une phalange) d'Aqmi dirigée par l'émir Abdelhamid Abou Zeid, un Algérien d'une cinquantaine d'années, selon Jeune AfriquePierre Camatte, otage pendant 89 jours, Michel Germaneau, exécuté, ou encore le Britannique Edwin Dyer, égorgé, sont passés entre les mains de cet ancien du Groupe salafiste pour la prédication et le combat.

D'après Libération, Serge Lazarevic et Philippe Verdon ont été enlevés par "un autre groupe lié à Aqmi". Le Mali a annoncé plusieurs arrestations de personnes soupçonnées d'avoir participé à cet enlèvement. Parmi elles figuraient un jeune Touareg, le responsable d'un hôtel ou encore un membre de la Garde nationale, relatait Jeune Afrique. Mais ils ne seraient que des intermédiaires.

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