Mea culpa égyptien après la perquisition de dix-sept ONG

Un centre d\'hébergement pour des enfants sans-abri au Caire (Egypte), le 12 mars 2007.
Un centre d'hébergement pour des enfants sans-abri au Caire (Egypte), le 12 mars 2007. (GORAN TOMASEVIC / REUTERS)

Jeudi, les locaux de plusieurs organisations non gouvernementales ont été perquisitionnés en Egypte par la police, soulevant l'indignation des Etats-Unis. Les autorités du Caire ont promis que cela ne se reproduirait pas.

C'est promis, les ONG pourront continuer de travailler en paix en Egypte. Les autorités égyptiennes ont assuré, vendredi 30 décembre, que les perquisitions d'organisations non gouvernementales, menées la veille, ne se reproduiraient pas. Elles ont aussi promis de restituer les matériels saisis. 

Jeudi, les locaux de 17 ONG égyptiennes et étrangères ont été fouillés par la police dans le cadre d'une enquête sur d'éventuels financements d'origine étrangère de ces organisations. Deux organisations américaines, au moins, ont été perquisitionnées. L'opération a provoqué une vive protestation de l'Union européene, de l'ONU et des Etats-Unis, qui versent à l'Egypte une aide militaire annuelle de 1,3 milliard de dollars.

Les ONG "seront autorisées à opérer librement"

Les autorités du Caire ont fini par faire leur mea culpa. L'ambassadrice américaine au Caire s'est entretenue vendredi avec de hauts responsables égyptiens, dont des membres du Conseil suprême des forces armées (CSFA) au pouvoir en Egypte, et a reçu l'assurance que les ONG ne seraient plus inquiétées. 

"Ces ONG seront autorisées à opérer librement comme elles le font dans d'autres parties du monde pour soutenir la démocratie et la tenue d'élections libres", a assuré un responsable américain.

 

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