Khadafi : le projet d'Union pour la Méditerranée est "un affront"

(Radio France ©REUTERS/Patrick Hertzog)

Le chef d'Etat libyen qualifiant le projet d'Union pour la Méditerranée "d'affront" : c'était aujourd'hui à Tripoli, à l'occasion d'un mini-sommet des pays de la région. Pas vraiment un signe amical à l'intention de Nicolas Sarkozy, très impliqué sur ce dossier.

C'est à croire que la visite en grande pompe du colonel Khadafi à Paris, il y a tout juste six mois, n'a servi à rien : le dirigeant libyen n'a pas vraiment pris de gants pour dénoncer publiquement l'un des projets les plus chers à Nicolas Sarkozy. Le président français s'est personnellement beaucoup investi, ces derniers mois, pour faire exister ce projet d'Union pour la Méditerranée.

Il a notamment réussi, non sans mal, à convaincre ses partenaires européens, et en premier lieu la chancelière allemande Angela Merkel, de l'intérêt du projet.
_ Il espérait sans doute susciter -au moins- le même intérêt au sud de la Méditerranée : c'est raté.

Muammar Khadafi avait invité ses homologues algérien, tunisien, syrien et mauritanien, pour mettre au point une position commune, un mois avant le lancement officiel de l'UPM (Union Pour la Méditerranée), prévu le 13 juillet à Paris.
_ Et pour lui, c'est clairement non : "ils nous
jettent un hameçon pour nous entraîner dans de tels projets.
C'est un affront", a déclaré le dirigeant libyen.
"Ils nous prennent pour des idiots. Ils
viennent avec des offres économiques parce qu'ils nous
considèrent commes des affamés. Nous n'appartenons pas à
Bruxelles.".

Deux partisans du projet européen, le Marocain Mohammed VI et l'Egyptien Hosni Moubarak, n'étaient pas présents à ce mini-sommet régional.

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