Kenya : Donwilson Odhiambo photographie Nairobi à l’heure du coronavirus

Confinement, fumigations, mesures de sécurité, éducation aux nouvelles normes d’hygiène, fermeture des entreprises, des écoles, des restaurants… Nairobi doit faire face à la pandémie.

Donwilson Odhiambo, photographe indépendant de Kibera, un bidonville situé au sud de Nairobi, s’est promené dans les rues de la capitale du Kenya et ses alentours pour documenter la vie et le quotidien des habitants.

Son travail, plusieurs fois récompensé (Actualités Kenya Press 2018, Festival Africain des Photos de Taudis 2018…), est régulièrement publié dans les médias.

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Une jeune fille de 14 ans et son petit frère de 7 ans. Le président Uhuru Kenyatta a déclaré dans un discours télévisé le 15 mars : "Nous avons suspendu l’apprentissage dans tous nos établissements d’enseignement avec effet immédiat (…) et demandé la fermeture des écoles à l'échelle nationale" après que deux nouveaux cas de coronavirus ont été confirmés, portant leur nombre à trois dans le pays.  DONWILSON ODHIAMBO / SOPA IMAGES / SIPA
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Plus de 200 agents ont aspergé de produits chimiques désinfectants les marchés, les arrêts de bus et tous les véhicules de service public. Une fumigation de tous les espaces communs a été renforcée au fil des jours pour tenter de freiner l’avancée de l’épidémie.    DONWILSON ODHIAMBO / SOPA IMAGES / SIPA
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Des agents de santé respectent les gestes barrières. 675 agents de 200 établissements médicaux publics et privés ont été formés pour faire face au coronavirus, a déclaré le directeur de la santé du comté de Nairobi, Hitan Majevdia. Au final, ce sont 3 000 personnes qui le seront. "Nous avons également rappelé tous les personnels de la santé, même ceux en congés, et leur avons demandé de se présenter immédiatement à leur lieu d'affectation", a-t-il ajouté au journal kényan "Daily Nation".DONWILSON ODHIAMBO / SOPA IMAGES / SIPA
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Dans le bidonville de Kibera, situé au sud de Nairobi, où vivent entre 500 000 et 700 000 personnes, des ballons d’eau ont été installés. Les gouvernements des différents comtés doivent s'assurer que tous les marchés ont été nettoyés et approvisionnés en eau et en savon. Ces stations de lavage portatives permettent de se laver régulièrement les mains. Des prises de température gratuites ont été également mises en place.  DONWILSON ODHIAMBO / SOPA IMAGES / SIPA
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Un agent de santé prend la température d'un homme par mesure de prévention. Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, et le coordinateur de l'aide d'urgence des Nations unies, Mark Lowcock, ont appelé la communauté internationale à soutenir les Etats dont les systèmes de santé sont faibles pendant la crise. Au Kenya, un pays de 50 millions d'habitants, il n’existe que 130 lits de soins intensifs. Peu de personnes ont une assurance maladie. Et les tests trop peu nombreux.    DONWILSON ODHIAMBO / SOPA IMAGES / SIPA
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Un agent de santé sensibilise les familles sur la façon de se protéger du coronavirus. A Kibera, la plupart des familles s’entassent à l’intérieur de minuscules cabanes. Pour les nombreux habitants des bidonvilles, il est pratiquement impossible de rester confiné chez soi. Beaucoup ne possèdent pas de toilettes individuelles. Des latrines communes peuvent être partagées par plus de 100 personnes. Si à Kibera aucun cas de coronavirus n'a encore été signalé, le ministre de la Santé, Mutahi Kagwe, a déclaré que les autorités prenaient des mesures pour empêcher l'apparition de la maladie dans ces quartiers surpeuplés, car il serait difficile de lutter contre le virus s'il commençait à s'y propager.   DONWILSON ODHIAMBO / SOPA IMAGES / SIPA
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Des habitants de Kibera attendent d’être examinés dans une clinique. "Le virus se propage plus rapidement en raison du défi de l'assainissement. (…) Et sur le plan de la santé, nous n'avons pas beaucoup de cliniques. La situation n'a jamais été bonne, manque de médicaments, de personnel, de médecins. Et cela n'a pas changé avec la pandémie", précise l’organisation humanitaire Medico International.  DONWILSON ODHIAMBO / SOPA IMAGES / SIPA
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Des clientes quittent un restaurant. Suite au couvre-feu ordonné par le président kényan Uhuru Kenyatta, tous les bars doivent être fermés. Les restaurants sont autorisés à rester ouverts, mais uniquement pour les services à emporter. Ceux qui violeraient ces mesures seront mis en quarantaine de force à leurs frais.     DONWILSON ODHIAMBO / SOPA IMAGES / SIPA
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Des jeunes femmes rentrant chez elles avec des sacs de nourriture donnés par des organisations locales. Depuis le couvre-feu, des groupes de bénévoles se sont organisés pour livrer de la nourriture et des produits de base, comme le savon. Elles ciblent principalement les personnes âgées et les pauvres. Les vendeurs de rue ont été particulièrement impactés, car ils ont dû stopper leurs activités.    DONWILSON ODHIAMBO / SOPA IMAGES / SIPA
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Prisca Akoth, 51 ans, vend du poisson malgré le couvre-feu. Les pêcheurs et ceux qui vendent du poisson sont peut-être les seuls à avoir gardé le sourire malgré le coronavirus. Avant l’épidémie, les consommateurs kényans s’approvisionnaient en surgelés venus de Chine, mais aujourd’hui les clients sont de de nouveau "avides de poissons fraîchement pêchés dans le lac Victoria", explique Reuters.    DONWILSON ODHIAMBO / SOPA IMAGES / SIPA
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Les clients se font de plus en plus rares sur les marchés. Ils se sont vidés au fil de la progression du coronavirus. Beaucoup de vendeurs s’inquiètent de cette disparition des acheteurs, car ils risquent d’avoir trop de marchandises en stock et de ne plus pouvoir l’écouler. Pour certains, les précautions contre le coronavirus sont la dernière chose à laquelle ils pensent. Même si la peur est présente, ils ne peuvent fermer boutique.    DONWILSON ODHIAMBO / SOPA IMAGES / SIPA
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Dennis Ndindi, 23 ans, fabrique des masques dans un atelier de couture de la marque Lookslike Avido. De nombreuse mesures ont été prises par le gouvernement pour sauver les emplois et, par extension, l'économie du pays : allégement fiscal de 100% pour les bas salaires, paiements échelonnés, réduction du taux de l'impôt sur le revenu, réduction du taux de la taxe sur le chiffre d'affaires pour toutes les petites et moyennes entreprises… Le chef de l’Etat a aussi demandé aux sociétés et services publics de faciliter le télétravail, et encouragé les paiements par cartes bancaires ou téléphone, très populaires au Kenya, afin de limiter la circulation des billets. 95 millions de dollars ont été mis à disposition des groupes vulnérables (personnes âgées, orphelins…).    DONWILSON ODHIAMBO / SOPA IMAGES / SIPA
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Des fidèles se réunissent secrètement un dimanche après-midi pour assister à un office religieux. Le gouvernement a interdit tous les rassemblements dans les lieux de culte. Mais cette mesure est difficile à faire appliquer aux congrégations religieuses. Certaines ont bravé l’interdit et continué d’accueillir les fidèles. Une croyante chassée durant la messe dit ne pas comprendre. Selon elle, "Dieu a le dernier mot, il est le guérisseur et c’est la peur qui est l’ennemie", raconte RFI.  DONWILSON ODHIAMBO / SOPA IMAGES / SIPA
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Le pasteur Samuel prie dans son église. "L'arrivée du coronavirus au Kenya a changé la façon de conduire les offices religieux dans les divers lieux de culte de la capitale. Les catholiques de Nairobi s’abstiennent d’utiliser de l’eau bénite, les musulmans ont cessé les nettoyages rituels et les temples hindous se sont tournés vers la diffusion en direct", rapporte VOA Afrique.    DONWILSON ODHIAMBO / SOPA IMAGES / SIPA
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Le chef spirituel Hafith Juma prie dans une mosquée vidée de ses fidèles. Les funérailles sont limitées à 15 personnes au maximum et les mariages sont interdits. Les rassemblements publics de plus de 15 personnes à l'extérieur aussi. Bien que de nombreuses églises, mosquées et temples respectent les consignes, le président Kenyatta a averti lors d’un discours à la nation que le gouvernement punira sévèrement ceux qui violent les mesures de protection et mettent la population en danger.  DONWILSON ODHIAMBO / SOPA IMAGES / SIPA
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