Dans les "églises africaines" du Royaume-Uni, la ferveur est toujours au rendez-vous

Les diasporas africaines installées depuis des décennies, principalement à Londres, donnent un second souffle aux cérémonies religieuses.

Le journaliste William Schomberg et le photographe Simon Dawson sont partis à leur rencontre. Les dix clichés qui illustrent ce diaporama sont datés de 2018. Ils ont été pris à Londres, à Basildon et à Southend-on-Sea dans le comté d'Essex, au sud-est de l'Angleterre.

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Les premières "églises africaines", comme les Britanniques les appellent aujourd'hui, ont commencé à ouvrir leurs portes à Londres à partir des années 1960. Une seconde vague a suivi dans les années 1980. SIMON DAWSON / REUTERS
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Les migrants africains installés dans la capitale ont créé des communautés pour continuer de pratiquer leur religion. Et pour maintenir un lien avec leur pays d'origine, ils ont insufflé au sein de leur liturgie des coutumes et des rituels africains. SIMON DAWSON / REUTERS
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Dans le quartier de Southwark réside la plus grande concentration de chrétiens africains du monde, en dehors du continent (16% de la population), selon des chercheurs de l'université de Roehampton. SIMON DAWSON / REUTERS
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20 000 fidèles, en majorité originaires du Nigeria et du Ghana, se rendent chaque dimanche dans les 250 églises implantées dans ce secteur. SIMON DAWSON / REUTERS
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Ces lieux de cultes se sont installés dans des maisons privées, des écoles, des bureaux désertés ou des bâtiments industriels laissés à l'abandon. Ils retrouvent ainsi un second souffle grâce à la ferveur des fidèles et au dynamisme de leurs pratiques. Si logiquement il y est interdit de fumer et de boire de l'alcool, la magie noire y est aussi proscrite. SIMON DAWSON / REUTERS
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Au fil du temps, les églises ont occupé des espaces plus grands. Des anciennes salles de bingo (jeux de hasard), cinémas ou entrepôts accueillent désormais jusqu'à 500 personnes. Là, les services religieux sont filmés et retransmis en ligne. SIMON DAWSON / REUTERS
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Les fidèles entonnent des chants et récitent des prières en anglais ou en yorouba (langue d'Afrique de l'Ouest). Prosternations, transes extatiques et sermons enfiévrés font partie intégrante de ces offices religieux où des groupes de musiciens rythment les cérémonies. Une exubérance qui agace parfois les riverains. SIMON DAWSON / REUTERS
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Mais Andrew Adeleke, pasteur principal à la House of Praise, l'une des plus grandes églises africaines de Southwark située dans un ancien théâtre explique à Reuters : "C'est ainsi que nous exprimons notre joie et notre gratitude envers Dieu. (…) L'église n'est pas censée être un cimetière. Elle est censée être un temple de célébration et d'adoration, et la beauté dans tout cela est de pouvoir exprimer notre amour pour Dieu, même lorsque les choses sont imparfaites dans nos vies." SIMON DAWSON / REUTERS
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Il n'est pas rare non plus de voir, lors des grandes commémorations ou d'offices particuliers, certains pasteurs emmener leurs paroissiens à un baptême pour une immersion dans les eaux froides de la Manche. SIMON DAWSON / REUTERS
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Cette ferveur religieuse perdura-t-elle avec les enfants de ces immigrés de la première génération, qui n'ont jamais vécu hors de la Grande-Bretagne et ont une vision beaucoup plus libérale du monde? SIMON DAWSON / REUTERS
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