Gbagbo devant la Cour de La Haye : "J'ai été arrêté sous les bombes françaises"

L\'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo devant la Cour pénale internationale de La Haye (Pays-Bas), le 5 décembre 2011.
L'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo devant la Cour pénale internationale de La Haye (Pays-Bas), le 5 décembre 2011. (INTERNATIONAL CRIMINAL COURT / AFP)

L'ex-président ivoirien a commencé à comparaître devant la Cour pénale internationale lundi. 

Laurent Gbagbo a accusé la France d'être à l'origine de son arrestation, en avril, lors de sa comparution initiale devant la Cour pénale internationale (CPI) lundi 5 décembre à La Haye (Pays-Bas).

L'ancien président ivoirien, soupçonné de crimes contre l'humanité commis après sa défaite à l'élection présidentielle de novembre 2010, a été transféré à La Haye mercredi 30 novembre pour être jugé par la CPI. Il est le premier ex-chef d'Etat remis à la Cour, entrée en fonction en 2002.

Francetv info et Reuters

"J'ai vu devant moi mourir mon ministre de l'Intérieur"

"J'ai été arrêté sous les bombes françaises", a déclaré Laurent Gbagbo devant la juge Silvia Fernandez de Gurmendi. "C'est l'armée française qui a fait le travail", a-t-il ajouté, en référence au jour où il a été interpellé dans sa résidence à Abidjan. Les conditions de son arrestation avaient créé la polémique, comme le rappelle Slate Afrique.

"Une cinquantaine de chars français encerclaient la résidence pendant que les hélicoptères la bombardaient", a poursuivi Laurent Gbagbo, vêtu d'un costume sombre, d'une chemise blanche et d'une cravate bleu marine. Et d'ajouter : "J'ai vu devant moi mourir mon ministre de l'Intérieur."

Le parcours judiciaire de l'ancien président âgé de 66 ans s'annonce très long. L'audience de confirmation des charges qui pèsent contre lui n'aura lieu que le 18 juin 2012.

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