Gabon : la justice examinera la possibilité d'une expertise médicale sur la capacité du président Ali Bongo à gouverner

Le président gabonais Ali Bongo Ondimba, à son arrivée à Libreville le 23 mars 2019, après une convalescence de cinq mois au Maroc où il était soigné pour un accident vasculaire cérébral.
Le président gabonais Ali Bongo Ondimba, à son arrivée à Libreville le 23 mars 2019, après une convalescence de cinq mois au Maroc où il était soigné pour un accident vasculaire cérébral. (STEVE JORDAN / AFP)

La cour d'appel de Libreville a rejeté le recours des avocats d’Ali Bongo qui voulaient bloquer toute expertise médicale du président Bongo après son accident vasculaire cérébral d’octobre 2018.

La justice gabonaise va t'elle accepter de désigner un expert médical en mesure d'examiner le président de la République, et déterminer ses capacités à gouverner? Réponse le 26 août 2019, devant la cour d'appel de Libreville.

Déposée en mars 2019 par le collectif "Appel à agir", qui regroupe des personnalités de l’opposition et de la société civile, la requête demandant un examen médical du président Ali Bongo Ondimba sera bel et bien examinée.

Depuis qu'il a prononcé quelques mots à son retour au Gabon fin mars 2019, après cinq mois de convalescence à l'étranger suite à un AVC en octobre 2018, Ali Bongo n’a pas pris la parole en direct et en public.

C’est ce silence qui avait poussé fin mars le collectif "Appel à agir", regroupant une dizaine de personnalités de l'opposition et de la société civile, à déposer un recours pour demander à la justice de désigner un médecin pour une expertise médicale sur l’état de santé d’Ali Bongo.

La cour d'appel de Libreville refuse de se déssaisir du dossier

Début mai, un tribunal avait jugé en première instance irrecevable cette demande. Motif : seules la Cour constitutionnelle saisie par le gouvernement ou les deux chambres du Parlement peuvent constater l’empêchement. Mais le 12 août, la Cour d'appel de Libreville a refusé de se dessaisir du dossier et a fixé une audience au 26 août.

Un premier pas important aux yeux d'Ange Kevin Nzigou, une des personnalités qui réclament l’expertise. "Même si cela ne présage pas de la décision qui va être rendue au fond, c’est la première fois dans l’histoire du Gabon qu’un juge peut dire non au président de la République, se félicite-t-il. C’est une avancée importante dans le mécanisme de gestion de la justice dans notre pays."

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