G7 : l'aide au développement doit aller en priorité aux pays du Sahel

Les ministres des Affaires étrangères du G7 (Japon, Canada, Allemagne,Grande-Bretagne, Italie, Etats Unis, France), en compagnie du Haut représentant de l\'Union européenne sur la plage de Dinard pour la préparation du prochain sommet du G7. Photo prise le 6 avril 2019.
Les ministres des Affaires étrangères du G7 (Japon, Canada, Allemagne,Grande-Bretagne, Italie, Etats Unis, France), en compagnie du Haut représentant de l'Union européenne sur la plage de Dinard pour la préparation du prochain sommet du G7. Photo prise le 6 avril 2019. (DAMIEN MEYER / AFP)

La situation du Sahel sera au cœur du prochain sommet du G7, qui se déroulera du 24 au 26 août 2019, à Biarritz. 

Les ministres des Affaires étrangères des sept pays les plus riches de la planète veulent concentrer l'aide publique et privée sur les pays "qui en ont le plus besoin", à commencer par la région du Sahel. Le président Emmanuel Macron a invité à Biarritz du 24 au 26 août 2019 les représentants du G5-Sahel, à savoir le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad , plus le Sénégal. Avec l'ambition de "changer la donne", dans cette région fragile, a indiqué devant la presse Jean-Yves Le Drian, ministre français des Affaires étrangères. "Il s'agit de lancer une dynamique nouvelle correspondant aux menaces, aux dangers et aux insuffisances du développement" dans cette région confrontée à une grave menace jihadiste alimentée par la pauvreté et les trafics en tous genres.

Réunis le 4 juillet 2019 à Paris, les ministres de la Coopération de la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, l'Italie, le Canada, les Etats-Unis et le Japon ont rappelé qu'ils assurent 75% de l'Aide publique au développement (APD).

Selon la déclaration publiée à l'issue de la réunion préparatoire au sommet du G7, ils entendent "optimiser le pouvoir d'action de chaque dollar dépensé". Ils appellent également à mobiliser l'argent privé et s'engageraient à jouer les "catalyseurs", a insisté M. Le Drian, citant les "1434 milliards de dollars d'investissements privés dans le monde, dix fois supérieurs à l'APD (dont) seuls 3% vont à l'Afrique".

Si on ne fait rien, la moitié de la population mondiale vivra en zones fragiles en 2050. C'est cette tendance qu'il faut inverserJean-Yves Le Drianà l'AFP

La priorité des investissements selon le G7 doit aller à l'éducation, en particulier celle des filles, qui a fait le 5 juillet l'objet d'une réunion des ministres de l'Education du Sahel et des Sept (France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Canada Etats-Unis, Japon), élargi à l'Argentine, l'Estonie et Singapour, ainsi qu'aux institutions internationales.

L'insécurité au Sahel est cependant un obstacle majeur au développement, donc à l'accès aux écoles, a reconnu Jean-Yves Le Drian : "Aujourd'hui, on a 9 milliards d'euros sur la table et 600 projets, dont certains dans des zones à risque", qui attendent leur mise en œuvre. "Ce qui suppose de mener les deux axes  sécurité et développement  en même temps".

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