Français tué au Tchad : la piste du banditisme privilégiée

(Radio France © REUTERS)

Il travaillait pour une organisation humanitaire britannique au Tchad. Pascal Marlinge a été tué par balles dans l'est du pays, lors de l'attaque de son convoi. Un crime qui serait à mettre sur le compte de "coupeurs de route", selon le Quai d'Orsay, sans lien avec la nationalité de l'humanitaire.

"Il n'y a aucune raison de penser à ce stade que Pascal Marlinge ait
été tué parce qu'il était Français". Éric Chevalier, conseiller spécial du ministre des Affaires Etrangères Bernard Kouchner, l'a affirmé sur France Info. Pascal Marlinge, selon le Quai d'Orsay, semble avoir été tué par des "coupeurs de route", c'est-à-dire des brigands qui s'attaquent aux véhicules.

Le convoi de trois voitures circulait dans l'Est du Tchad, une région très instable, voisine du Darfour en proie à une guerre civile et où sont installés de nombreux camps de réfugiés. Il a été attaqué par un groupe d'hommes armés, qui a ouvert le feu. Des tirs qui ont mortellement atteint Pascal Marlinge, alors que les quatre autres travailleurs humanitaires sont indemnes. Les bandits se sont enfuits avec un des véhicules du convoi.

La voiture volée retrouvée à 100 kms

Une patrouille de l'Eufor, la force européenne déployée dans la
région, "est arrivée sur les lieux 15-20 minutes après l'incident", selon un porte-parole. Une partie des soldats sont partis à la poursuite des meurtriers, sans succès.

Les vols de voitures appartenant à des organisations internationales
ou des ONG ont lieu très fréquemment dans cette région instable, "au moins une fois par semaine", selon le représentant du Haut commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés.

Le ministre des Affaires étrangères français Bernard Kouchner a
qualifié l'assassinat "d'acte de barbarie ignoble" et demandé une
enquête au Tchad. L'association humanitaire britannique Save The Children a quant à elle annoncé qu'elle suspendait provisoirement ses activités au Tchad.

Céline Asselot

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