Inondations meurtrières au Soudan

Inondation dans le village de Wad Ramli, à 50 km de Khartoum, sur la rive est du Nil. Photo prise le 26 août 2019.
Inondation dans le village de Wad Ramli, à 50 km de Khartoum, sur la rive est du Nil. Photo prise le 26 août 2019. (EBRAHIM HAMID / AFP)

Des dizaines de personnes sont mortes dans des inondations provoquées par de fortes pluies.

Le 23 août 2019, les Nations Unies évoquaient un bilan de 54 morts dans ces inondations. Près de 200 000 personnes ont été touchées. De son côté, l'agence officielle soudanaise Suna évoque un bilan de 62 tués et près de 100 blessés. Selon l'ONU, la plupart des victimes ont été tuées par électrocution ou en raison de l'effondrement de toitures.

Dans le même temps, des routes ont été coupées, des points d'eau endommagés. Les habitants déplorent par ailleurs des pertes de bétail.

Les intempéries ont touché plusieurs régions, notamment celle du Nil Blanc au sud de la capitale Khartoum, dont certains quartiers sont également sous les eaux. 

"Toute ma maison a été détruite. J'ai vécu toute ma vie (ici) et je n'ai jamais vu une pareille inondation. Je peine à reconnaître ma maison", a expliqué à l'AFP Al-Sediq Abdelkader un habitant du village de Wad Ramli (50 km de Khartoum) sur la rive est du Nil, .

Le Soudan fait face tous les ans à d'importantes inondations. En août 2013, 50 personnes avaient ainsi été tuées, la plupart dans la capitale. Trois ans plus tard, une centaine de personnes avaient péri à travers le pays. 

Période de transition

Cette année, la crue continue à progresser. La crise devrait durer jusqu'en octobre, fin de la période des pluies, a estimé l'ONU.

Un habitant de Wad Ramli dit craindre une épidémie car "moustiques et mouches volent partout". Les insectes risquent de provoquer des maladies liées à l'eau. Dans ce village, des cliniques de campagne ont été installées. Mais aux dires d'humanitaires cités par l'AFP, médicaments et nourriture manquent. 

Ces inondations surviennent dans un contexte de transition vers un pouvoir civi. Un Premier ministre et un Conseil souverain, majoritairement composé de civils, doivent superviser une période de transition de 39 mois, conséquence de la destitution, en avril, du président Omar el-Béchir après trois décennies à la tête du pays.

Le 23 août, le nouveau Premier ministre Abdallah Hamdok s'est rendu à Wad Ramli et a appelé à accroître les efforts humanitaires. 

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