Un député égyptien contraint à la démission pour avoir menti sur son nez

Le député salafiste a été exclu du Parlement ainsi que de son parti, Al Nour.
Le député salafiste a été exclu du Parlement ainsi que de son parti, Al Nour. (KHALED ELFIQI / POOL)

Anwar Al-Bilkimy, du parti fondamentaliste Al-Nour, avait prétendu avoir été blessé lors d'une attaque armée. En fait, il avait subi une opération de chirurgie esthétique.

Cette affaire sentait le mensonge à plein nez. Le parti fondamentaliste musulman Al Nour (salafiste), vainqueur des éléctions législatives égyptiennes, a annoncé lundi 5 mars la démission d'un de ses députés, Anwar Al-Bilkimy.

La raison de cette éviction : le parlementaire avait prétendu avoir été blessé au nez lors d'une attaque armée, alors qu'il avait en fait subi une opération de chirurgie esthétique. Le ministère public égyptien avait lancé une enquête sur cette affaire, réclamant à l'hôpital le dossier médical du député, ainsi qu'un examen médico-légal et une enquête de la police.

De longues excuses attendues

Al-Bilkimy avait affirmé cette semaine à la télévision, le visage couvert de bandages, avoir été victime d'une attaque alors qu'il était à bord de sa voiture. Il avait expliqué avoir été battu par des hommes armés qui lui avaient volé 100 000 livres égyptiennes, soit environ 12 500 euros. Mais plusieurs médecins, ainsi que des membres du personnel d'un hôpital de Cheikh Zayed, dans la banlieue du Caire, ont ensuite révélé le pot aux roses.

Le député menteur été contraint de reconnaître les faits devant le chef de son parti, et a dû "démissionner du parti et du Parlement", selon Al Nour. Al-Bilkimy doit également "présenter des excuses officielles aux médecins de l'hôpital, à son parti, à tous les membres du Parlement, aux médias, aux forces de sécurité et au peuple égyptien", a ajouté le parti.

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