Egypte : violents heurts et double alerte à la bombe au Caire

Un soldat de l\'armée égyptienne au Caire (Egypte), le 17 septembre 2013.
Un soldat de l'armée égyptienne au Caire (Egypte), le 17 septembre 2013. (MOHAMED ABD EL GHANY / REUTERS)

Les forces de sécurité ont lancé un assaut contre un village proche du Caire contrôlé par des fidèles de l'ex-président Morsi. Peu après, deux fausses bombes ont été découvertes dans le métro de la capitale.

Des membres des services de sécurité égyptiens ont échangé des tirs avec des groupes armés et ont fait usage de gaz lacrymogène, jeudi 19 septembre, à Kerdassah, dans la banlieue du Caire, capitale de l'Egypte. Selon l'agence officielle Mena, un haut gradé de la police a été tué dans l'opération lancée conjointement par l'armée et la police.

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Les forces armées ont attaqué le village pour le "nettoyer (…) des éléments terroristes", a indiqué un responsable de la sécurité à l'AFP. Depuis la destitution et l'arrestation le 3 juillet du président islamiste Mohamed Morsi par l'armée, les forces de l'ordre mènent une violente campagne de répression contre ses partisans, qu'elles accusent de "terrorisme".

Deux fausses bombes trouvées sur les rails

Les membres des forces de sécurité étaient venus arrêter des hommes soupçonnés d'avoir tué une dizaine d'agents lors de la mise à sac de plusieurs commissariats après la chute de Mohamed Morsi. L'objectif est d'arrêter "140 personnes recherchées" et de retrouver les auteurs du "massacre" de Kerdassah. Depuis ces heurts, les forces de l'ordre ne pouvaient pénétrer dans ce bastion islamiste. Quelques jours auparavant, le 13 septembre, des milliers de partisans du président déchu avaient manifesté au Caire, entraînant de nouveaux affrontements.

Quelques heures après le lancement de l'opération, les autorités égyptiennes ont interrompu le trafic sur plusieurs lignes du métro du Caire après la découverte de deux bombes sur les rails d'une station du sud de la capitale, selon des responsables de la sécurité. Mais il s'agissait en réalité de faux engins explosifs, a indiqué un responsable du ministère de l'Intérieur à l'AFP, décrivant des "sacs de ciment desquels sortaient des fils électriques, destinés à faire croire qu'il s'agissait de bombes. Ils ne contenaient en fait aucun agent explosif." Aussitôt après la découverte des fausses bombes, des experts ont été déployés afin d'inspecter l'ensemble du réseau ferré. Le métro du Caire est emprunté chaque jour par au moins trois millions de passagers.

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