L'Egypte secouée par de nouvelles violences meurtrières

Un manifestant égyptien devant un bâtiment en feu au Caire (Egypte), le 17 décembre 2011.
Un manifestant égyptien devant un bâtiment en feu au Caire (Egypte), le 17 décembre 2011. (MOHAMMED HOSSAM / AFP PHOTO)

Des affrontements entre forces de l'ordre et manifestants ont fait au moins huit morts au Caire. La contestation vise le nouveau Premier ministre, Kamal Al-Ganzouri.

La violence a refait son apparition en Egypte. Au moins huit personnes ont été tuées et quelque 300 autres blessées, vendredi 16 décembre au Caire, lors d'affrontements entre manifestants et soldats devant le siège du gouvernement. Des violences qui se poursuivent, samedi, aux alentours de la place Tahrir. 

Vendredi, les affrontements ont éclaté sur le lieu où les contestataires hostiles au pouvoir militaire campent depuis la fin du mois de novembre. Tout a commencé à la suite du témoignage d'un manifestant en sang qui a raconté avoir été arrêté et frappé par des soldats. Les militants ont alors lancé des pierres sur les militaires.

Des soldats égyptiens rouent de coups un manifestant près de place Tahrir au Caire, le 16 décembre 2011.
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Des soldats égyptiens rouent de coups un manifestant près de place Tahrir au Caire, le 16 décembre 2011.
MOHAMMED ABED / AFP PHOTO

Les forces de l'ordre ont répondu en tirant en l'air, puis en utilisant des canons à eau et en renvoyant les pierres jetées en direction des contestataires. Selon une militante pour les droits civiques, les militaires ont également lancé des chaises depuis le toit du Parlement.

C'est la première fois que des affrontements de cette ampleur éclatent depuis la mort de 42 personnes lors de heurts similaires survenus le 23 novembre, juste avant le début des élections. Les manifestants réclament toujours la démission de Kamal Al-Ganzouri, le nouveau chef du gouvernement nommé par l'armée. Ils exigent également le transfert immédiat du pouvoir du Conseil suprême des forces armées (CSFA) à une autorité civile.

Samedi, Kamal Al-Ganzouri a qualifié de "contre-révolution" ces manifestations. "Ceux qui sont à Tahrir ne sont pas les jeunes de la révolution", a-t-il affirmé en allusion à la révolte qui a provoqué la chute de Hosni Moubarak. Avant de mettre en cause des "éléments infiltrés" qui "ne veulent pas de bien à l'Egypte", sans être plus précis.

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