Egypte : la justice ordonne la remise en liberté de l'ancien président Hosni Moubarak

L\'ancien président égyptien Hosni Moubarak, derrière les barreaux lors d\'une audience de son procès, le 6 juillet 2013 au Caire (Egypte).
L'ancien président égyptien Hosni Moubarak, derrière les barreaux lors d'une audience de son procès, le 6 juillet 2013 au Caire (Egypte). (TELEVISION EGYPTIENNE / AFP)

Son procès en appel pour "complicité de meurtres" dans la répression du soulèvement de l'hiver 2011 se poursuit, mais la période maximum de détention préventive est arrivée à son terme. L'armée a ordonné qu'il soit placé en résidence surveillée.

La libération d'Hosni Moubarak se précise. La justice égyptienne a ordonné, mercredi 21 août, la remise en liberté conditionnelle de l'ancien président, chassé du pouvoir en 2011, selon l'AFP. Le parquet égyptien a annoncé qu'il ne pourrait faire appel de cette décision.

Pourquoi a-t-il obtenu sa libération ?

L'ancien président bénéficie des réglementations en matière de période maximale de détention préventive. L'ex-homme fort de l'Egypte avait déjà obtenu pour cette raison sa libération conditionnelle dans trois affaires qui pesaient contre lui : deux cas de corruption et le meurtre de manifestants. Mercredi, le tribunal a accepté sa libération sous condition pour la quatrième et dernière affaire qui justifiait sa détention, une autre affaire de corruption.

Quel avenir pour Moubarak ?

Son avocat, Me Farid El-Dib, a affirmé mercredi que Hosni Moubarak serait "peut-être" libéré jeudi. Mais l'ancien président reste poursuivi en appel pour le meurtre de 800 manifestants lors de la répression du soulèvement de l'hiver 2011. Son premier procès avait abouti en juin 2012 à une condamnation à la réclusion à perpétuité, mais la Cour de cassation a ordonné un nouveau procès, qui a commencé le 11 mai.

Souffrant et âgé de 85 ans, Hosni Moubarak ne jouera probablement plus aucun rôle politique. Aux yeux de ses détracteurs, sa remise en liberté peut toutefois passer pour une tentative de réhabilitation de son régime, ou même pour une contre-révolution alors que les forces de l'ordre continuent à arrêter des personnalités liées aux Frères musulmans.

L'armée égyptienne a ordonné que l'ex-président soit placé en résidence surveillée s'il est libéré. "Dans le cadre de la loi sur l'état d'urgence, (le pouvoir militaire) a ordonné que Moubarak soit placé en résidence surveillée", a annoncé mercredi soir un flash déroulant sur l'écran de la télévision d'Etat.

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