Egypte : l'ancien président issu des Frères musulmans Mohamed Morsi est mort après une audition au tribunal

Le président issu des Frères musulmans Mohamed Morsi s\'exprime à la télévision d\'Etat égyptienne au Caire (Egypte), après avoir été élu président, le 25 juin 2012. 
Le président issu des Frères musulmans Mohamed Morsi s'exprime à la télévision d'Etat égyptienne au Caire (Egypte), après avoir été élu président, le 25 juin 2012.  (STR / AFP)

D'après des sources sécuritaire et judiciaire à l'AFP, l'ancien président, en détention depuis 2013, a parlé lundi devant un tribunal avant de s'effondrer puis d'être emmené à l'hôpital où il est mort. Il avait 67 ans. 

L'ancien président égyptien issu des Frères musulmans, Mohamed Morsi, est mort à l'âge de 67 ans au Caire (Egypte) après une audition au tribunal, lundi 17 juin, ont indiqué à l'AFP des sources sécuritaire et judiciaire. Selon ces mêmes sources, l'ancien président, en détention depuis 2013, a parlé devant un tribunal avant de s'effondrer, puis d'être emmené à l'hôpital où il est décédé.

"Il a parlé devant le juge pendant vingt minutes puis il s'est animé et s'est évanoui. On l'a vite emmené à l'hôpital, où il est mort plus tard", a déclaré la source judiciaire à l'AFP.

Mohamed Morsi, issu du mouvement islamiste des Frères musulmans, était devenu en 2012 le premier président librement élu de l'histoire de l'Egypte, un an après la "révolution du Nil" et la chute de son prédécesseur, Hosni Moubarak. Il avait lui-même été renversé par l'armée un an plus tard, après de grandes manifestations contre son pouvoir. Le chef de l'armée, le maréchal Abdel Fattah al-Sissi, s'est par la suite fait élire président. 

Une répression inédite contre l'opposition islamiste

Mohamed Morsi avait été jugé dans plusieurs affaires, dont un dossier d'espionnage pour l'Iran, le Qatar et des groupes militants comme le Hamas à Gaza. Il a également été accusé de fomenter des actes de terrorisme.

Depuis sa destitution en 2013, son ancien ministre de la Défense, Abdel Fattah al-Sissi, a mené une répression sans merci contre l'opposition islamiste, et en particulier les Frères musulmans. Des milliers de membres du mouvement islamiste ont été emprisonnés. Les années qui ont suivi le coup de force de l'armée ont vu une succession d'attaques visant les forces de l'ordre, avec des centaines de policiers et militaires tués, et une véritable insurrection jihadiste localisée dans le nord-Sinaï. La région est devenue un bastion du groupe Etat islamique.

Vous êtes à nouveau en ligne