Coupe d'Afrique des nations : Après la victoire de leur équipe, des supporters algériens bloqués à l’aéroport du Caire

L\'aéroport du Caire, en Egypte, où de nombreux supporters algériens sont bloqués. 
L'aéroport du Caire, en Egypte, où de nombreux supporters algériens sont bloqués.  (FRANCK FERNANDES / MAXPPP)

Des centaines de supporters algériens étaient toujours privés de vol retour en direction de leur pays, dimanche, à cause d'un nombre de places insuffisant dans les avions.

Un titre de champion de football du continent africain après une victoire contre le Sénégal, suivie d'une belle pagaille à l’aéroport du Caire. Près de 15 000 supporters algériens ont fait le déplacement en Égypte pour soutenir leur équipe jusqu’au triomphe final. Le gouvernement algérien avait même affrété vingt-huit avions pour l'occasion, mais le retour des fans des Fennecs n’a pas été aussi bien organisé que l’aller. 

Faute de place sur les vols en direction de l’Algérie, ils étaient encore des centaines bloqués à l’aéroport international du Caire, dimanche 21 juillet. Selon certains médias locaux, des accrochages auraient même éclaté entre ces supporters excédés et les forces de sécurité égyptiennes. Deux jours après la finale, le séjour a donc viré au cauchemar. 

"Je suis fatigué, un peu énervé, un peu stressé. Cela fait deux jours que ça dure, on n'a pas dormi. C'est cela l'organisation ? L'agence Touring Algérie nous a amenés ici mais le retour, c'est une catastrophe", confie un supporter, dont l'humeur n'est plus à la fête. Pour la majorité d'entre eux, qui pensaient rentrer directement après la finale pour célébrer la victoire de la sélection algérienne, le budget est serré. Ils n'ont alors pas la possibilité de quitter le terminal de l'aéroport. 

Ici, c'est très cher. Une nuit d'hôtel coûte 100 euros donc ce n'est pas possible de dormir et de prendre un autre vol car cela rajouterait 500 euros au prix initial, c'est beaucoup d'argent.Un supporter des Fennecsà Martin Roux

Une sécurité renforcée

Prise de compation pour ses compatriotes, une Algérienne installée au Caire depuis dix ans leur distribue des bouteilles d'eau et sandwiches. "C'est plus fort que moi. Mon cœur est algérien même si je vis ici, en Egypte. Ce sont mes frères et il faut que je les aide."

La foule est agitée mais aucun acte de violence n'a été relevé. Pourtant, les mesures de sécurité sont décuplées. Des patrouilles en tenue anti-émeute se tiennent prête à intervenir et huit fourgons blindés de police stationnent devant l'aéroport. 

Le reportage de Martin Roux au Caire
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