Au Caire, les affrontements entre l'armée et les manifestants se poursuivent

Un manifestant égyptien brandit un vêtement présenté comme étant celui d\'une victime des violences policières, près de la place Tahrir du Caire (Egypte), le 19 décembre 2011.
Un manifestant égyptien brandit un vêtement présenté comme étant celui d'une victime des violences policières, près de la place Tahrir du Caire (Egypte), le 19 décembre 2011. (AP / SIPA)

Au total, au moins treize personnes sont mortes depuis le retour des violences place Tahrir, vendredi.

La violence ne faiblit pas au Caire (Egypte). La police et l'armée égyptiennes ont tiré des coups de feu et fait usage de gaz lacrymogènes et de matraques, mardi 20 décembre, pour tenter de déloger des manifestants hostiles au pouvoir militaire réunis sur la place Tahrir, pour la cinquième journée consécutive.

La journée de mardi a débuté par d'intenses fusillades, tandis que les forces de sécurité ont chargé des centaines de manifestants refusant de quitter les lieux. "Des centaines de membres de la sûreté de l'Etat et de l'armée ont pénétré sur la place et ont commencé à tirer sans relâche. Ils ont poursuivi des manifestants et brûlé tout ce qui était sur leur passage, y compris du matériel médical et des couvertures", a témoigné un manifestant auprès de l'agence de presse Reuters.

Avant cette intervention des forces de l'ordre, des manifestants ont tenté de briser un mur de briques érigé pour bloquer l'accès au Parlement, situé non loin de la place Tahrir.

Au moins 13 morts et des centaines de blessés depuis vendredi

De sources médicales, on estime que 13 personnes sont mortes et des centaines d'autres blessées depuis le début de ces affrontements vendredi. Des manifestants affirment que ce bilan va s'alourdir avec la dernière intervention des forces de l'ordre. "Certains de ceux qui sont tombés avaient des blessures par balles aux jambes", a rapporté un opposant mardi matin. Une source militaire a fait état de 164 arrestations.

Dix mois après le renversement d'Hosni Moubarak, une partie de la population soupçonne l'armée de profiter de son rôle à la tête du processus de transition pour tenter de conserver le pouvoir.

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