Egypte : ce que l'on sait de l'attentat-suicide déjoué à Louxor

Le temple de Karnak, à Louxor (Egypte), le 17 décembre 2011.
Le temple de Karnak, à Louxor (Egypte), le 17 décembre 2011. (TUUL / HEMIS.FR / AFP)

D'après le ministère de la Défense, quatre personnes ont été blessées. Deux assaillants ont été tués, un autre gravement touché par un tir.

Un véritable massacre a été évité. Le très touristique temple de Karnak, à Louxor, dans le sud de l'Egypte, a été le théâtre d'un attentat-suicide déjoué par la police, mercredi 10 juin. Cette attaque a fait quatre blessés, deux civils égyptiens et deux policiers. Deux assaillants ont été tués et un dernier gravement blessé par les forces de sécurité. Francetv info résume ce que l'on sait de cette attaque.

Que s'est-il passé sur le site touristique ?

Dans la matinée, trois hommes se sont présentés en voiture au poste de contrôle barrant l'accès au parking du temple de Karnak, l'un des sites de l'Egypte pharaonique les plus célèbres. "Un policier en civil, suspicieux, les a forcés à s'arrêter, l'un des assaillants s'est échappé du véhicule et a fait exploser la bombe qu'il portait sur lui", explique le ministère du Tourisme, dans un communiqué. L'explosion s'est produite à 500 mètres du temple.

Puis, les forces de sécurité ont ouvert le feu sur deux autres assaillants, dont au moins un était muni d'un fusil d'assaut. L'un a été tué, l'autre grièvement blessé à la tête, selon des officiers de police contactés sur place. L'attaque, qui n'a pas été revendiquée, n'a fait aucune victime parmi les touristes présents sur le site. Les visiteurs qui se trouvaient dans le temple y ont été immédiatement consignés par la police, qui a sécurisé les lieux. 

Dans quel contexte intervient cette attaque ?

Il s'agit de la seconde attaque visant des touristes en Egypte depuis que l'armée a destitué le président islamiste élu Mohamed Morsi en 2013 et que le nouveau pouvoir du président, Abdel Fattah Al-Sissi, réprime dans le sang ses partisans. Depuis, le pays est le théâtre de nombreux attentats revendiqués par des groupes jihadistes en représailles à cette répression.

Mais, jusqu'alors, les cibles de ces attaques étaient exclusivement les forces de sécurité, en dehors d'un attentat-suicide ayant tué trois touristes sud-coréens et le chauffeur de leur bus en février 2014 au poste-frontière de Taba, dans le Sinaï, alors qu'ils passaient d'Egypte en Israël.

D'après l'agence Reuters, les assaillants voulaient cette fois-ci attaquer un car de touristes près du temple. Dans la foulée, le ministère des Antiquités a annoncé un renforcement de la présence policière dans les différents sites touristiques du pays.

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