Le Zimbabwe inaugure sa première fonderie de platine

Un ouvrier métallurgiste, le 16 mai 2019, dans la fonderie de platine installée sur le site de la mine de Unki à Shurugwi (Zimbabwe).
Un ouvrier métallurgiste, le 16 mai 2019, dans la fonderie de platine installée sur le site de la mine de Unki à Shurugwi (Zimbabwe). (REUTERS - PHILIMON BULAWAYO / X02381)

L'inauguration a eu lieu le 16 mai 2019 dans un Zimbabwe en pleine crise économique, alors que le pays tente de relancer son secteur minier. 

62 millions de dollars (55 millions d'euros). Tel est le montant de l'investissement réalisé par le géant minier d'origine britannique Anglo-American pour la construction de cette fonderie. L'établissement est implanté dans la mine d'Unki à Shurugwi, à 300 km au sud-ouest de la capitale Harare

L'investissement a été décidé après les menaces, proférées en 2014 par les autorités zimbabwéennes, d'interdire aux sociétés minières internationales l'exportation du platine brut. Comme dans d'autres pays africains (notamment le Gabon), les dirigeants du Zimbabwe entendent stimuler leur économie grâce au traitement industriel sur place des richesses locales, avant l'envoi à l'étranger des produits finis.

Valoriser les richesses du pays

Trois groupes miniers - Anglo-American Platinum, Impala Platinum et Aquarius Platinum - opèrent au Zimbabwe. Le pays dispose du second gisement de platine au monde. "Nous sommes déterminés à augmenter notre visibilité et à figurer parmi les principaux producteurs de platine au monde", a déclaré le président zimbabwéen, Emmerson Mnangagwa, en inaugurant la fonderie. En clair, le pays entend traiter lui-même les richesses de son sous-sol.

Le responsable de la mine, James Maposa, a expliqué qu'Anglo-American avait "tenu compte de l'appel" du gouvernement à valoriser les richesses du pays, "un pilier essentiel de l'objectif du Zimbabwe de créer de (...) l'emploi et d'accélérer le développement industriel".

Emmerson Mnangagwa, arrivé au pouvoir fin 2017 à la suite de la démission forcée de Robert Mugabe après 37 années passées au pouvoir, s'est engagé à relancer l'économie de son pays, embourbé dans une crise depuis près de deux décennies. Mais ses promesses sont, pour l'instant, restées lettre morte. Le Zimbabwe est le troisième producteur mondial de platine après l'Afrique du Sud et la Russie, un métal utilisé dans l'industrie automobile et la bijouterie.

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