Des puces électroniques anti-braconnage sur les cornes des rhinocéros

Les rhinocéros sont une cible privilégiée des criminels pour leurs cornes, reputées avoir des vertus médicinales.
Les rhinocéros sont une cible privilégiée des criminels pour leurs cornes, reputées avoir des vertus médicinales. (CARL DE SOUZA / AFP)

Des puces électroniques vont être implantées sur les 1 000 rhinocéros que compte le Kenya.

Contre l'explosion du braconnage, le Kenya a décidé de prendre le rhinocéros par les cornes. Des puces électroniques vont être implantées dans les cornes des quelque 1 000 rhinocéros du pays, a annoncé, mercredi 16 octobre, l'organisme de protection de la faune et de la flore.

Des preuves pour mieux confondre les braconniers

"Les braconniers ont une approche de plus en plus sophistiquée, explique Paul Udoto, porte-parole du Kenya Wildlife Service (KWS). Il est donc vital que les efforts de protection utilisent aussi des technologies plus sophistiquées pour contrer les massacres d'animaux sauvages."

Les puces et les cinq scanners permettant de les lire sont estimés à un coût total de 15 000 dollars (11 000 euros). Implanter les puces sur chaque rhinocéros risque cependant de coûter bien plus cher.

"Les enquêteurs seront capables de lier tout cas de braconnage à des cornes retrouvées ou confisquées", a ajouté KWS dans un communiqué, estimant que des preuves seront ainsi plus facilement à disposition de l'accusation en cas de procès.

Tués par troupeaux entiers en Afrique

Le braconnage a grimpé ces dernières en Afrique. Les rhinocéros sont une cible privilégiée des criminels, tout comme les éléphants, parfois tués par troupeaux entiers pour leurs défenses en ivoire. Le trafic, illégal, est alimenté par une forte demande en Asie, où l'on croit souvent, à tort, que les cornes de rhinocéros disposent de vertus médicinales.

En août, des braconniers avaient tiré en plein cœur sur un rhinocéros du parc national de Nairobi, l'un des mieux gardés du pays. La solution consistant à couper la corne du rhinocéros n'a qu'un impact limité, selon Paul Udoto : "La corne repousse... et nous avons malheureusement déjà constaté que des braconniers pouvaient tuer un rhino avant de s'apercevoir que sa corne avait été enlevée."