De nouveaux massacres en Côte d'Ivoire

(Radio France © France Info)

Plus d'une centaine de nouveaux corps ont été découverts, ces dernières heures, en trois endroits distincts, dans l'ouest du pays, selon l'ONU. Des massacres ethniques, encore... perpétrés semble-t-il par des mercenaires libériens. _ L'ONU demande désormais, très officiellement, l'ouverture de corridors humanitaires. Les réfugiés, déplacés, sont de plus en plus nombreux dans le pays...

Catastrophe humanitaire en vue en Côte d'Ivoire. Les déplacés sont de plus en plus nombreux, les humanitaires sont débordés et, au hasard de leurs missions, font de bien macabres découvertes...

Ce matin, c'est le Haut commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme qui a révélé que plus d'une centaine de corps avaient été trouvés ces dernières 24 heures dans trois endroits de l'ouest du pays. A Duékoué encore, un peu plus à l'ouest à Bloléquin, et à Guiglo.

Son porte-parole, Rupert Colville, précise qu'il s'agit vraisemblablement de massacres perpétrés par des mercenaires libériens. “Tous ces incidents semblent être au moins partiellement motivés par des raisons ethniques”. “Certaines des victimes semblent avoir été brûlées vives et certaines personnes semblent avoir été jetées dans un puits”, ajoute-t-il.

Face à cette flambée de violences, les agences humanitaires de l'ONU demandent désormais que des corridors humanitaires soient ouverts en Côte d'Ivoire, pour avoir accès aux milliers de personnes qui fuient.
_ Combien sont-ils, ces déplacés ? Au moins 70.000 rien qu'à Abidjan, selon l'ONU. Et l'accès y est difficile et dangereux. Dans l'ouest du pays, les humanitaires sont déjà venus en aide à près de 90.000 personnes.

Le Programme alimentaire mondial indique avoir distribué des vivres pour six jours à Duékoué, et prévoit de distribuer de l'aide à 30.000 personnes dans la région de Danané, toujours dans l'ouest, et à 20.000 autres à Bouaké, Bouna, Korhogo au nord, et Tiébissou au centre.

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