Côte d'Ivoire : Africart, un réseau social consacré à la promotion de l'art et des artistes africains

L\'artiste ivoirien Lanin Saint-Etienne Yeanzi réalise des œuvres avec des sacs en plastique fondus. L\'un de ses tableaux était exposé à Bingerville, près d\'Abidjan, en septembre 2015.
L'artiste ivoirien Lanin Saint-Etienne Yeanzi réalise des œuvres avec des sacs en plastique fondus. L'un de ses tableaux était exposé à Bingerville, près d'Abidjan, en septembre 2015. (ISSOUF SANOGO / AFP)

L'idée de cette nouvelle plateforme revient à Franck Yoboué, animateur socio-culturel et photographe d'art établi à Abidjan, la capitale économique. Les artistes inscrits sur la plateforme peuvent se faire connaître en postant leurs vidéos, leurs photos et même en créant leurs playlists.

Africart, qui se présente comme "la vitrine digitale de l'art en Afrique", est le premier réseau social du genre selon son fondateur. Depuis le 15 février 2019, il est accessible en ligne ou via une application mobile et permet aux artistes du continent de poster leurs travaux dans dix rubriques : cinéma, comédie, danse, enfant, mode, musique, peinture, photographie, sculpture et documentaire.

D'autres thématiques seront ajoutées au fil du temps, ainsi que des jeux de questions-réponses à vocation culturelle. Tous les téléchargements sur Africart sont pour l'instant gratuits, selon son fondateur.

Un an pour atteindre le million d'utilisateurs

Il s'agit de fournir un "cadre propice aux échanges entre les artistes africains et le reste du monde", a expliqué Franck Yoboué à l'AFP.

L'artiste producteur réalisateur ivoirien Muss a aussitôt salué le lancement de cette plateforme. "Africart, c'est la révolution !", a-t-il commenté.

M. Yoboué se donne un an pour atteindre le million d'utilisateurs dans le monde. Le lancement d'Africart est d'ores et déjà programmé dans les mois à venir au sein d'une dizaine de pays africains (Ghana, Gabon, Bénin, Sénégal, Kenya, Afrique du Sud...), mais aussi en France et aux Etats-Unis.

"Nous les Africains de la diaspora, en avions besoin (d'Africart) pour rester connectés au continent", a estimé le manager d'artistes José Touré, un Ivoirien installé aux Etats-Unis.

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