Crise au Sud-Soudan : le président ordonne un cessez-le-feu après trois jours de combat

Des soldats dans les rues de Juba (la capitale du Sud-Soudan), dimanche 10 juillet. 
Des soldats dans les rues de Juba (la capitale du Sud-Soudan), dimanche 10 juillet.  (REUTERS)

Ces nouvelles violences, qui coïncident avec le cinquième anniversaire de l'accession à l'indépendance du Soudan du Sud, font craindre une reprise des combats à grande échelle dans tout le pays.

Le président sud-soudanais, Salva Kiir, a ordonné un cessez-le-feu prenant effet lundi 11 juillet à 18h, heure locale (16h, heure de Paris), après trois jours de combats dans la capitale Juba entre forces loyalistes et ex-rebelles. Le président a signé un décret ordonnant "la cessation des hostilités avec effet immédiat".

Le chef d'état-major, le général Paul Malong, a ordonné à tous les soldats de rentrer dans les casernes, selon une radio locale sur Twitter. Ceux qui désobéiraient seraient arrêtés et ceux qui résisteraient abattus.

Le spectre d'une guerre civile

Depuis vendredi, les combats auraient fait près de 300 morts, indiquent des sources locales. Mais ce bilan est très certainement en deçà de la réalité puisqu'il porte essentiellement sur les pertes de vendredi et que les affrontements se sont intensifiés à partir de dimanche.

Ces nouvelles violences, qui coïncident avec le cinquième anniversaire de l'accession à l'indépendance du Soudan du Sud, font craindre une reprise des combats à grande échelle dans tout le pays. Celui-ci est déchiré depuis décembre 2013 par une guerre civile dévastatrice qui a déjà fait plusieurs dizaines de milliers de morts et près de trois millions de déplacés.

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